Action de Noël au collège St Joseph

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Dans le cadre de l’Action de Noël, les élèves de l’aumônerie ont rencontré les clowns « Zouzou et Mimi » lundi dernier qui leur ont présenté l’association « Rions de Soleil » !

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Les élèves ont réalisé une affiche et rédigé un petit message qu’ils ont transmis dans toutes les classes du collège lundi 21 novembre à 14h00, pour présenter l’Association et l’action que les élèves vont mener au sein du collège.

Et pour réfléchir un peu, voici le petit message que les clowns « Zouzou et Mimi » ont laissé aux élèves.

« Le bonheur est comme un parfum.
On le porte sur soi pour le faire respirer aux autres ».

Lourdes Cancer Espérance, témoignages de pèlerins

Au lendemain de ce retour de pélé, j’écris mon ressenti :

Moi qui ai tant de mal avec ce mot « Miséricorde », je me l’approprie un peu mieux aujourd’hui. Smj-pierrot-2016uite aux carrefours, je prends conscience d’être un instrument de miséricorde et la façon dont je dois vivre cette mission en tant que chrétienne. Me laisser imbiber de la miséricorde du Seigneur pour en retour distribuer ma joie de vivre…

C’est mon 6ème pèlerinage. Il a été plein d’émotions, différent des autres pélés  au niveau de l’accompagnement,  pour avoir partagé la chambre de maman. Le passage aux piscines est un moment toujours très fort, une vague qui me submerge et emporte mes doutes. J’ai vraiment besoin d’y retourner chaque année.

Petit à petit, je m’éloigne de la maladie tout en sachant que le mot guérison est banni. Ce rendez-vous annuel m’est indispensable. Je viens à Lourdes me ressourcer à la Source, recharger mes batteries. Elles sont bien pleines cette année…

J’ai dans ma valise du retour le merveilleux souvenir du baptême de Gérard.

Merci à Michelle et Michel pour m’avoir entrainée dans cette belle aventure qui a transformé la maladie en cadeau…
Merci  à « l’organisation 85″ pour tout.

 » Dame de lumière porte nos prières auprès de Dieu…. »

Marie-Annick LCE 85

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 » Cela fait 24h que nous sommes rentrés. La journée s’est déroulée en revivant chaque moment passé ensemble. Je fredonne dans ma tête les chants qui m’ont sensibilisée.

Quelle semaine ! Begroupe-lourdes-2016aucoup d’émotions, de larmes et d’attachement avec toutes les personnes rencontrées.

J’ai vécu ce pèlerinage dans la douleur et la révolte. La Vendée n’a pas été épargnée cette année. J’ai été touchée par la prière universelle à l’attention de notre aumônier Gilbert.

Au cours de l’onction des malades, j’ai été très impressionnée par l’élan  et le recueillement autour de toi, Marie Jeanne. Tu as été portée par tous.

Heureusement que la semaine s’est terminée dans la joie par la célébration du baptême de Gérard. J’admire son engagement et de vouloir s’investir pour les jeunes. Quelle belle cérémonie !

Quelle belle famille LCE ! Qu’ils sont beaux les regards souriants !

Quelle plaisir d’être au service des personnes qui ne peuvent pas se déplacer facilement !

Je suis fière de faire partie de cette famille qui me donne confiance et plein d’espérance.

Comme un bâton de  pèlerin, tu m’appelles à partir plus loin, à témoigner les  messages reçus au cours de cette semaine.

« Dame de lumière, porte nos prières et garde nous tous unis à LCE « .

Chantal LCE 85

 

 

 

 

 

Temps fort au collège St Joseph

TEMPS FORT pour les élèves de 6ème et 5ème

Mardi dernier, Bertrand Jonglez, magicien, a captivé son public de collégiens. Avec l’histoire d’une petite Charlotte (inventée de toute pièce), il a transmis aux élèves des messages en lien direct avec notre thème d’année : ≪ Aller vers l’Autre, pour aller plus haut ≫ ! Chacune de ses idées : Paix, amour, fraternité, entraide, respect (de la nature, de l’autre)… était illustrée par de la magie. Un bon moment qu’élèves et professeurs ont beaucoup apprécié !

Notre pensée de la semaine peut rejoindre les propos de Bertrand lors du temps fort 6ème/5ème : « On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas : souris au monde et le monde te sourira ».  Sœur Emmanuelle

 

PREMIER TEMPS FORT pour les élèves de 3ème

Lundi 10 octobre, tous les élèves de 3ème du Collège Saint Joseph se sont réunis dans l’amphithéâtre du Centre Les Abeilles pour assister à une conférence de Tim Guénard.  Cet homme marié et père de 4 enfants est aujourd’hui apiculteur dans le Sud-ouest de la France où il accueille avec sa femme des personnes en difficulté.

Il est revenu sur son itinéraire chaotique, quasiment désespéré entre abandon, maltraitance, mauvaises rencontres et prison. Mais, il a surtout délivré aux jeunes un message rempli d’espoir dans la capacité de tout homme à rebondir et à aimer, une rage de s’en sortir même quand tout semble perdu.

Bon nombre de jeunes ont été particulier touchés par l’intervention de cet homme au parcours extra-ordinaire !

Pour en savoir plus sur Tim Guénard

L’équipe d’animation pastorale du Collège St Joseph

 

Photos temps fort 6e – 5e

 

Photos temps fort 3e

« Vous avez l’air de bien vous marrer »

Au moment de l’addition dans un p’tit resto fontenaisien, c’est par ces mots ce que le serveur s’adresse aux clients. C’est vrai que le courant était bien passé en ce soir du 13 octobre où 4 hommes se retrouvent pour le dîner.

Habituellement, ils mangeaient dans leur maison commune, mais là, en ce soir de déménagement, il ne reste pas grand-chose dans les réserves, et surtout pas trop d’énergie pour cuisiner…

Alors, ce jeudi soir, ils s’en vont manger en ville.

Et c’est vrai que l’ambiance est sympa et le jeune serveur, doué pour commercer.

L’un des convives, dit ‘de couleur’ répond aux insistances courtoises et de bon aloi du serveur à consommer davantage : « vous voulez que je passe une nuit blanche…» humour simple et efficace… clair, oserais-je dire…

Au moment de l’addition, au fil de la discussion, le serveur comprend qu’il vient de servir 4 prêtres, heureux de passer ce moment fraternel ensemble après le déménagement vers le presbytère St Jean.

Hier soir, je préparais un baptême : les parents avaient choisi cet extrait de l’évangile : « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’ils vous reconnaîtront pour mes disciples ».

En ce soir où nous ouvrons un nouveau chapitre de l’histoire de la présence des prêtres sur la paroisse, j’aime à croire que l’ambiance entre nous lors de ce repas a pu faire signe.

Et je ne peux pas m’empêcher de penser à tous ceux qui, avec cœur, avec un sens du service remarquable et dans une heureuse fraternité ont contribué à ce que ce passage vers de nouveaux lieux se passe paisiblement, même dans le stress des préparatifs.

Après le déménagement vers la Maison paroissiale le 27 août, les Portes Ouvertes et la bénédiction des personnes faisant vivre cette maison le 1° octobre, voici qu’en ce 13 octobre 2016,  un nouveau chapitre s’ouvre pour une même mission : vivre une fraternité puisée dans la Joie de l’évangile pour témoigner du Ressuscité, quitte à se marrer entre nous….

François Bidaud,
(habitant 5 rue St Jean, à Fontenay le Comte)

Collégiens à la rencontre de l’autre

Le premier temps fort des 4èmes a eu lieu dans l’après midi du mardi 11 octobre.

Le thème en pastorale cette année est « Aller vers l’autre pour aller plus haut !»

C’est pourquoi nous avons souhaité que :

→ les jeunes rencontrent des personnes locales qui donnent de leur temps et de leurs compétences au service d’autrui.

→ qu’ils réfléchissent à la dimension humaine et au bénéfice que cela peut apporter à chacun

Ainsi, différents intervenants sont venus rencontrer les élèves, dans leurs classes respectives, pour des présentations d’une quinzaine de minutes.

Chaque classe a rencontré 5 intervenants parmi les suivants :

  • Roger Guérin (Visite dans les hôpitaux)
  • Angélique Penez-Bebel (Aide à domicile pour les personnes âgées)
  • Marie Demaret (Association pour la protection de la jeunesse et pour ses missions en IME)
  • Marie-Jeanne Teruel (Accompagnement des adultes handicapés)
  • François Bidaud (Prêtre)
  • Emilie Sorin (Infirmière)
  • Pierre Lepage (Emmaüs)
  • Monique Benoteau (Association d’accueil des migrants)

Un grand merci à chacun des intervenants pour leur disponibilité ainsi que pour la qualité de leurs témoignages.

L’équipe d’animation pastorale

 

 

Enfin !

Oui, enfin ! Pas comme un ouf de soulagement, c’est fini, on n’en parle plus, un  « enfin » de profonde satisfaction, de sérénité, de présent continu. Ce chantier qui a été mûri, pensé et repensé, défait, reconstruit pendant des mois et des années, est enfin devenu ce lieu de d’accueil et de vie, ouvert à tous.

Beaucoup attendaient de voir ce qu’était devenu le lieu qui a bercé une partie de leur enfance. L’engouement devant les photos de classe de l’ancienne école Saint Jean le prouve bien. Les souvenirs partagés, les anecdotes ayant émaillé ces riches années ont progressivement laissé place à l’admiration devant les transformations effectuées. Une nouvelle page de l’histoire de ces lieux est ouverte. C’est l’aventure humaine qui se poursuit.

Une maison paroissiale est avant tout un lieu de vie et de partage. Les nombreux services, mouvements, groupes, acteurs serviteurs de la Parole et de la foi, présents physiquement en cette journée et représentés sur plus d’une cinquantaine de panneaux répartis selon leur thème entre les différentes salles le démontrent bien. Chacun se sentait en peu « chez soi » et, c’est dans cet esprit que le pique-nique du midi s’est déroulé, entre frères et sœurs dans la même maison. Et, comme souvent dans chaque famille, pour les grandes occasions, une personne ayant partagé quelques années de vie est là ; le père George nous a, une nouvelle fois, fait cadeau de sa bonne humeur et de son sourire.

117-p1100071Moment encore plus particulièrement riche en humanité, celui de la bénédiction de notre Maison paroissiale ou plus exactement des hommes et des femmes qui œuvrent ou simplement passent dans ce lieu, par notre évêque, le père Alain Castet. Au-delà des allocutions d’usage, un vrai message de fraternité a été partagé. Cette célébration a été rehaussée par la participation de la chorale et tout particulièrement celle des enfants qui lui a donné fraicheur et avenir. Aboutissement sans nul doute, mais cependant pas une fin, pour notre curé le père François Bidaud dont l’émotion a saisi l’assemblée. Un grand poids venait probablement de tomber de ses épaules mais cette émotion a été surtout l’expression, le révélateur et même peut-être l’hommage à tous les bénévoles, qui pour certains ou certaines, à presque plein temps depuis plusieurs mois, ont œuvré pour que la Maison paroissiale soit, au nom du Seigneur, ce lieu de rencontre et d’humanité, une maison ouverte à tous et pour tous. C’est ainsi, en tous cas, que bon nombre d’entre eux l’ont traduite. Alléluia !

Joyeux, conscient d’avoir vécu un grand moment d’Église, dynamisé pour les jours, mois et années à venir,  chacun est reparti plein d’espérance. « Heureux l’homme qui trouve chez toi sa force : de bon cœur il se met en route » nous dit le psaume 84. Heureux sommes-nous donc, habitants de la paroisse Saint Hilaire de Fontenay d’avoir à notre disposition une si agréable Maison paroissiale qui ne demande qu’à vivre et s’ouvrir à Dieu et aux hommes.

 

Aller vers l’autre pour aller plus haut

Cette année, au Collège Saint Joseph, nous avons choisi comme fil conducteur le thème suivant : « ALLER VERS L’AUTRE POUR ALLER PLUS HAUT ».

Vendredi 16 septembre, à la pause de midi, nous nous sommes rassemblés au sein du collège à l’occasion de la célébration de rentrée pour prendre le temps du partage et pour offrir à Dieu notre nouvelle année scolaire.

Le Père Bidaud a fait une homélie mêlant humour et réflexion en demandant aux jeunes de s’ouvrir « aux autres » plutôt que de se livrer à des jeux virtuels tels que la chasse aux Pokémons 😉

Le Père Deogratias a été présenté à l’assemblée car c’est lui qui prend la suite du Père George dans l’accompagnement des jeunes au collège et à l’aumônerie.

Notre directeur et diacre François Boudet était présent avec une trentaine d’adultes (parents et adultes du collège) et une soixantaine d’élèves. La célébration a été agrémentée d’un diaporama ainsi que d’un accompagnement musical mené par quelques enseignants fort appréciés par tous.

Ce temps de recueillement s’est clôturé par un pique-nique partagé en salle de réunion avant la reprise des cours de l’après-midi.

 L’Equipe d’Animation Pastorale

Elles ont fait bénir leur maison

Certains auraient pendu la crémaillère, elles ont choisi de faire bénir leur maison.

Elles ont emménagé là il y a six mois, pas tout à fait nouvelles dans le quartier pourtant puisqu’elles n’étaient qu’à deux kilomètres. Quelle idée de déménager à deux kilomètres ! C’est l’aboutissement d’une réflexion commune entre la paroisse St Hilaire de Fontenay et la Congrégation des Soeurs des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie. La première, en restructuration, cherchait à garder une présence religieuse dans un quartier de la ville et un lieu d’accueil pour de petits groupes. La seconde cherchait un habitat plus adapté à une communauté religieuse.

En ce lieu, en réponse à l’appel de la paroisse, la communauté de quatre Sœurs a une mission d’accueil et de proximité, de présence toute simple aux gens du quartier.

Une pièce de la communauté sert donc aussi à l’accueil de petits groupes : enfants du caté, réunions d’équipes liturgiques, soirées bibliques, groupes de prière…

Accueil de groupes mais aussi accueil individuel, porte ouverte à qui veut venir confier une joie, une peine, partager un moment de prière, passer un moment pour rompre la solitude, ou le simple plaisir de prendre un café en bavardant.

Et alors pourquoi bénir cette maison ?
Dans la Bible, une bénédiction est d’abord un acte de Dieu qui veut le bien pour l’homme. Elle est aussi reconnaissance de la grâce de Dieu. Lorsque l’Église bénit elle affirme la présence de Dieu* à l’œuvre dans sa création. Bénir une maison rappelle que l’existence de l’homme dans toutes ses dimensions (travail, loisir, repos…) intéresse Dieu. Bénir une maison c’est bénir ses occupants afin qu’ils reconnaissent la présence de Dieu dans leur vie et qu’ils la transmettent à leurs frères et sœurs.

Ainsi comprise la bénédiction ne pouvait être qu’un coup de goupillon sur les murs de la maison, mais elle s’enracinait dans la Parole de Dieu, et la prière commune. Puis le célébrant a béni les personnes présentes et les pièces de la maison.

Michèle, Marcelle, Christiane et Isabelle avaient invité largement amis et proches, « utilisateurs » de la salle, la réponse a été à hauteur de leurs attentes. La diversité des participants reflétait la diversité des bénéficiaires, des amis, l’ouverture de la communauté, les liens déjà tissés.  Michel, ému, a spontanément pris le micro pour remercier les Sœurs de leur soutien quand il a perdu sa femme.

La soirée s’est poursuivie par un temps convivial autour de boissons fraîches où de nouveaux liens ont pu se créer, jusque tard dans la soirée, certains pas pressés du tout de rentrer. On était bien là.

Que cette maison soit en effet un lieu où il fait bon vivre, où il fait bon venir, où Dieu se fait proche, où la Bonne Nouvelle est annoncée et vécue. « Venez, et voyez » (St Jean 1, 39).

Sœur Emmanuelle

* Père Sébastien Antoni, assomptionniste

Photos de l’après-midi

Jésus aime les chasseurs de pokemons

Le jeu POKEMON GO est arrivé comme une déferlante en France fin juillet. Depuis, qui n’a pas déjà observé ces jeunes (ou moins jeunes) déambulant les yeux rivés sur leur portable et faisant glisser leur doigt sur celui-ci ?
Qui n’a pas remarqué, en particulier, les regroupements de joueurs réguliers devant Notre-Dame ?…
Ce sont des chasseurs/dresseurs de pokemons, ces petites créatures numériques ayant pour vocation d’être capturées pour combattre ensuite dans des arènes face à d’autres pokemons.
Ces créatures se capturent à l’aide de « pokeballs » que l’on accumule en allant se positionner sur des « pokestops ». Et c’est là que nos églises entrent en jeu !
En effet, ces pokestops sont positionnés sur les lieux et sites remarquables, en France et sur une bonne partie du globe. Les églises sauf exception en font partie. A Fontenay-le-Comte, il y a notamment deux pokestops à Notre-Dame (pour la flèche et le portail Nord) et un à St-Jean-Baptiste.

Pokémon 1 - FoulonneauPokémon 2 - FoulonneauPokémon 3 - Foulonneau

 

Quelques prêtres ou paroissiens se sont déjà exprimé sur le sujet et ils rivalisent d’humour pour interpeler les joueurs qui se présentent à leurs portes.
Certes, Jésus aime aussi les joueurs de pokemons, mais apprécions qu’ils ne soient pas incités (pour l’instant) à entrer à l’intérieur des églises… comme cela se fait notamment aux Etats-Unis !
Je ne résistais pas à l’envie de vous faire partager ces notes d’humour.
Il y aurait beaucoup à dire sur le phénomène et son impact social, mais je laisse cela à plus philosophe que moi. Je constate seulement que ce jeu a fait prendre l’air à de nombreux ados pendant cet été, ce qui est plutôt une bonne chose. Cependant, espérons que l’addiction sera moins forte que la nécessité d’apprendre ses leçons !…
Bien à vous tous.

Matthieu Foulonneau
(père de deux ados et chasseur de pokemons à l’occasion)

Drames, larmes, armes

Voici la communauté catholique touchée en plein cœur, en plein chœur. Un frère prêtre, de cette génération qui sert encore et toujours d’âge en âge, a été tué, alors qu’il allait célébrer la messe. Christ a donné sa vie pour nous. Jacques a donné sa vie pour ce monde. Il le faisait par tant de services offerts, tant de liens tissés au quotidien, comme tant d’autres prêtres en paroisses. Il est mort martyr, témoin qu’ « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».
Ce drame nous éprouve une fois de plus. Les terroristes savent manier les symboles et faire de la communication. Ils frappent, lors d’une messe ordinaire dans une paroisse ordinaire si bien que tous nous nous sentons visés. Au jour d’ouverture des JMJ, ils volent la vedette médiatique à la fête de la jeunesse catholique par excellence. On frappe l’homme de paix, investi dans le dialogue inter religieux, on frappe l’homme de Dieu. On blesse la foi la plus profonde. On veut nous pousser à réagir, à « surréagir », à entrer dans la terreur pour nous laisser emporter par la vengeance. En cet été 2016, les attentats se succèdent aux attentats, les drames aux drames. On nous vole le repos mérité, guerre d’usure. Nous voilà plus conscients de ce qui fait le quotidien de tant de peuples, trop ignorés.
Les larmes de l’émotion partagée nous envahissent. Émotion légitime, nécessaire. Nous pensons à Jacques, à sa famille, sa paroisse, le diocèse de Rouen, tous les habitants de St Etienne du Rouvray. C’est tout un réseau d’humanité qui est touché. Nous prions pour eux tous.Flamme
Des proches, des amis font signe au prêtre que je suis. Ils comprennent que nous sommes des cibles. Nous le savions. Nous l’éprouvons. Mais chacun est visé dans ce pays cherchant à conjuguer liberté, égalité, fraternité dans la diversité plurielle et dans la concorde nationale. La peur pourrait nous atteindre, nous gagner, au sens de nous vaincre. Et sans vouloir trop relativiser les événements, nous avons toujours plus de risque en France de mourir d’accidents de la route que d’attentats.

De quelles armes disposons-nous pour lutter ? Ce qui se joue au plan militaire, judiciaire et politique,  je le laisse aux responsables. Citoyen, je pourrais poser des questions, mais ici, comme curé de la paroisse, je porte d’autres questions et convictions.
Il est des armes qui se retournent contre nous et Daesh sait en user dangereusement.
1° arme : émotion et médias. Dans notre société occidentale libre, transparente, sur-médiatisée, l’info circule vite, l’image peut fasciner. Ne nous laissons pas désarmer par notre propre usage des médias. Dans la tyrannie de l’immédiat, nous nous impressionnons nous-mêmes. Les journaux télévisés captent l’émotion des voisins, des proches et risquent de nous enfoncer dans le seul registre émotionnel, là où nos sociétés libres peuvent s’avérer bien vulnérables. Le trouble causé par ces drames suscite de l’émotion qui doit nous inviter à une vraie compassion active, une générosité à se serrer les coudes, mais ne nous laissons pas enfermer dans l’émotionnel.
2° arme : la mouche et l’éléphant. Lu sur internet. Aucune mouche ne peut prétendre briser un magasin de porcelaine. Mais si la mouche agace suffisamment l’éléphant, il pourrait lui, par un faux-mouvement, détruire la porcelaine. La mouche, c’est le terrorisme, la porcelaine, ce sont nos valeurs démocratiques et du vivre ensemble, l’éléphant, c’est nous tous en société française. Ne laissons pas la mouche nous faire sortir de nos gonds, de notre raison.
Les armes à utiliser, Mgr Lebrun les nomme : « pas d’autres que la prière et la fraternité ». La prière qui nous relie à plus grand que nous, qui nous apprend à aimer comme le Père, qui convertit notre colère en engagement pour la Vie. La fraternité, sans cesse à inventer avec nos voisins, avec ceux qui pensent différemment, qui croient autrement.
Nous réalisons qu’il faudra tenir dans la durée, et nous pouvons offrir à notre société un trésor de sagesse, avec d’autres écoles spirituelles, et rester comme disait Mandela « le capitaine de mon âme » refusant de céder à la peur, à l’intimidation, et pourquoi pas nous inspirer du flegme britannique, de la détermination paisible et tenace des voisins d’Outre Manche durant la 2° guerre mondiale. Les vertus chrétiennes de patience, courage, de force, de tempérance, quel bel héritage à partager et à faire fructifier en ce temps !

François Bidaud,
Curé de la paroisse St Hilaire de Fontenay