Un spectacle avec les enfants pour Noël

Depuis mi-novembre, des enfants de la paroisse, catéchisés ou non, viennent répéter assidûment les chants et les  gestes pour les saynètes afin d’offrir un beau spectacle sur le thème de Noël à tous les paroissiens les 20 et 21 décembre à l’église St Jean.

Ce  sont 9 enfants qui sont venus renforcer la chorale des Rossignols et 9 enfants qui participent aux saynètes.

Nous en sommes à notre 4ème répétition (5ème le 13 décembre) et beaucoup de choses restent encore à faire !  Cette année, c’est Joseph, le papa de Jésus, qui se souvient et raconte à son ami, Jacob, la belle histoire de la naissance de Jésus !

Pour ce bel événement, que nous renouvelons chaque année  et que nous préparons depuis le mois de septembre, nous comptons sur une petite équipe bien rodée maintenant : Anne-Sophie pour l’enregistrement des voix, Lucile pour le diaporama, Jean pour l’aide aux décors, Marie-Christine pour les costumes, Marie-Gabrielle et Annie pour nous accompagner sans oublier notre chef de chœur : Marie-Andrée et ses aides.

Isabelle Gautier

Festival des Solidarités à Fontenay-le-Comte – édition 2019

Depuis 16 ans à Fontenay-le-Comte, un collectif d’associations oeuvrant dans le domaine de la solidarité participe à un événement national en organisant tous les ans en novembre  le Festival des Solidarités (Festisol), dont le but est d’agir pour un monde juste, solidaire et durable.

Cette année le collectif fontenaisien a choisi comme thème « la place de la femme dans le monde », traité lors d’une soirée lecture, d’un ciné débat, d’un festival de films ou lors d’une marche solidaire dont le bénéfice sera versé à l’association Jumelage Fontenay-le-Comte Gaoua pour l’amélioration des conditions de vie des femmes de Gaoua (Burkina Faso).

Fontenay-le-Comte est situé à 4 000 km de Gaoua à vol d’oiseau, mais nous sommes dans un autre monde lorsque l’on se penche sur les conditions de vie des femmes. Il y a quelques mois, Brigitte Some, sociologue Gaoualaise nous les rappelait lors d’une conférence donnée à Fontenay-le-Comte :

  • persistance de pratiques traditionnelles néfastes (excision-lévirat-polygamie-mariage forcé-mariage précoce)
  • préséance de l’homme par rapport à la femme dans le droit de succession ou de propriété (la terre par ex)
  • division sexuée du travail qui surcharge la femme
  • relativité (et c’est un euphémisme…) de la participation de la femme à la prise de parole et de décision
  • moindre scolarisation des filles (dans le secondaire, 18% des garçons d’une même tranche d’âge sont scolarisés contre seulement 11% des filles)
  • et surtout, en cas de maladie de la femme ou des enfants, c’est l’homme qui leur donne l’autorisation de se faire soigner (car c’est lui qui a l’argent) !!

Le  jumelage Fontenay-le-Comte Gaoua, toujours en étroite collaboration avec les autorités locales et en réponse à leurs demandes, essaye d’apporter sa petite pierre pour améliorer ces conditions de vie  :

  • d’une part par l’attribution de bourses  à des enfants défavorisés de façon à leur permettre d’accéder à l’enseignement secondaire (l’éducation est primordiale pour lutter contre ces discriminations), mais en insistant pour qu’il y ait autant de filles que de garçons à bénéficier chaque année de ces bourses.
  • d’autre part par la mise à disposition en faveur des femmes ou de groupements de femmes de micro crédits avec des prêts à taux zéro remboursables en 10 mois. Cette action « micro crédits » initiée depuis 2003  leur permet de se lancer dans de petites activités génératrices de revenus. Avec les petits bénéfices dégagés, elles peuvent participer aux frais de scolarité de leurs enfants, acheter fournitures et vêtements, ou se grouper et participer solidairement en cas de besoin à l’achat de médicaments.

Nous  avons tellement à apprendre du courage de ces femmes, de leur solidarité… alors un grand merci à tous ceux qui ont participé à la marche du dimanche 17 novembre.

Daniel Garnier

A l’asso du quartier !

La journée organisée le samedi 16 novembre 2019 par le Conseil Citoyen, avec le soutien de l’ODDAS, visant à réunir et présenter les associations intervenant sur le quartier prioritaire (Moulins/ Les Loges/Pommeraie Sablière)  a connu un succès de participation.

Plus de 200 personnes sont passées pour retrouver ou découvrir la bonne dizaine d’assos qui ont animé la journée. Ça va du Forum jeune à l’association des Moulins et sa Bibliothèque de quartier, en passant par Armulète, l’outil en main, l’Amicale Laïque, AMISUV, le Conseil Citoyen, AREAMS, les Restos…

Elle a permis de montrer qu’il y a de la vie et du dynamisme sur ces quartiers, et pour tous les acteurs, de se repérer et se connaître. Ce fut l’occasion de mettre en évidence des acteurs peu visibles ordinairement.

Les nombreux visiteurs ont pu être témoins de toutes ces initiatives qui fleurissent ce quartier prioritaire.

L’animatrice en charge de ce lieu de vie le dit : Ce sera à renouveler, sous cette forme ou sous une autre

Les participants s’en félicitent !

Marie-Louise et Maurice

J’ai retrouvé un peu de soleil dans ma vie

« Le Secours Catholique a pris le temps de m’écouter, m’a aidé à gérer ma situation. J’ai retrouvé un peu de soleil dans ma vie. »

Ce témoignage reçu par une bénévole de l’équipe de Fontenay-le-Comte résume bien l’objectif premier du Secours Catholique : être à l’écoute des personnes en précarité, agir avec elles, à leurs côtés, essayer de les accompagner pour qu’elles remontent la pente.

A Fontenay, 40 bénévoles s’engagent ainsi chaque semaine aux côtés de personnes en difficulté dans des missions d’accueil, d’écoute, d’aide vestimentaire ou financière, de participation à des activités conviviales.

La précarité en effet n’est pas toujours financière, ou alors, elle est l’aboutissement d’une précarité plus discrète : une séparation, la solitude, des difficultés à se gérer, un manque de repères dans sa vie…

Depuis quelques années, le troisième dimanche de novembre est la Journée mondiale des pauvres instituée par le Pape François ; c’était déjà la Journée nationale du Secours Catholique : heureuse coïncidence qui met le projecteur sur les personnes les plus fragiles et ceux qui essayent de les aider.

Cette année, l’équipe de Fontenay a souhaité la faire précéder d’une opération « Portes ouvertes ». L’objectif était de faire connaître nos actions auprès des personnes qui en ont besoin, d’attirer de nouvelles bonnes volontés pour rejoindre l’équipe, mais aussi bien sûr, de recueillir des dons : n’oublions pas que le Secours Catholique n’est pas subventionné et que 80 % de ses ressources proviennent de la générosité du public sans lequel rien ne serait possible.

Forte affluence tout au long de ce samedi 16 novembre : des visiteurs, des partenaires associatifs, et une grande partie des bénévoles qui se sont relayés tout au long de la journée pour les accueillir, mais aussi pour avoir la joie de se retrouver ensemble, dans une ambiance fraternelle.

Ce dernier aspect n’est pas le moindre : quel bonheur de voir l’engagement de tous autour d’une cause commune, leur joie de participer à la préparation de cet événement et des messes du week-end, à confectionner des gâteaux qui ont été proposés à la vente…

« J’ai retrouvé un peu de soleil dans ma vie » :c’est la meilleure récompense que les bénévoles peuvent recevoir.

Éric Sesboüé
Secours Catholique Fontenay-le-Comte

 

11 novembre 2019

 

Homélie de l’abbé François Bidaud à la cérémonie officielle, église Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

1919 – 2019 :
un siècle a passé depuis le retour des rescapés du 137° régiment d’Infanterie accueilli par la foule fontenaisienne reconnaissante envers ses soldats. Dans la suite de l’Armistice du 11 novembre 1918, ils avaient été positionnés dans les provinces d’Allemagne occupées.

Désormais, c’était au Traité de Versailles signé le 27 juin 1919 de s’appliquer.

La France avait sa revanche, l’adversaire humilié était contraint d’accepter le « diktat », source de ressentiments qu’un petit caporal vaincu saura exacerber pour répandre l’idéologie nazie, établir le III° Reich. 20 ans après, éclatera la 2° guerre mondiale.

Célébrer la Paix, prier pour la Paix ne nous dispense pas de tirer les leçons de l’Histoire.

Et l’évangile du jour peut éclairer notre vision de la paix à construire.

Alors que Jésus invite au pardon, et au pardon redonné à celui qui exprime son désir de conversion intérieure, les apôtres demandent au Seigneur « Augmente en nous la foi » tant ils mesurent que le pardon est une œuvre délicate, difficile, qui requiert de rétablir des relations de confiance altérées, brisées.

Pourtant, peut-on construire une paix véritable dans la haine, la rancune et l’esprit de vengeance ?  Non, l’Histoire nous le démontre.

Mais il suffit d’une graine de moutarde, de peu de choses, d’un élan, d’un pas vers la rencontre pour amorcer un processus de croissance vers la paix durable et alors ce qui semblait impossible arrive, tel un arbre à qui on aurait dit de se planter dans la mer et qui l’aurait fait.

Utopie ? Illusion ?

Non, force de ceux qui ont contribué ici à la réconciliation franco-allemande, là à passer de l’apartheid au sacre des Springboks avec un capitaine noir, par exemple.

2019- 1989 :
en ces jours, nous nous remémorons la chute du mur de Berlin, événement improbable ne serait-ce que 5 ans plus tôt, mais il y avait eu le « n’ayez pas peur » évangélique d’un pape polonais, Jean-Paul II, le réalisme d’un Gorbatchev et d’un Kohl, la force pacifique d’un peuple déterminé, mais l’Ouest ne s’est-il pas montré trop arrogant dans sa victoire libérale sur l’Est européen ? Sur quels ressentiments se nourrissent les tensions d’aujourd’hui ? Quelle paix profonde en Europe ?

Ne serions-nous inspirés par l’Esprit de sagesse si nous repérions les blessures de l’Histoire à soigner encore pour bâtir la paix ? Revisiter notre histoire avec le continent africain en dialogue et en vérité avec ses peuples, ne serait-ce pas soutenir ceux qui combattent en opérations extérieures, payant de leur vie parfois, notre paix ici ?

2019 – 1219
« Au cours de la Ve croisade, en juin 1219, saint François quitta Assise pour se rendre auprès des musulmans.

Il débarque au milieu de la guerre, à Damiette, dans la vallée du Nil et, pendant une trêve, il réussit à passer les lignes pour rencontrer le sultan Al-Malik-al-Khamil. Le Poverello d’Assise avait envisagé le risque du martyre, mais il voulait avant tout professer que Jésus était venu parmi les hommes leur annoncer qu’ils étaient tous frères.

8 siècles plus tard, le 4 février dernier le pape François a co-signé avec le Grand Imam d’Al-Ahzar le document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la co-existence commune.

Vous la retrouverez sur le site de la paroisse, je vous en livre quelques extraits.

« Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix.

[…] Au nom des orphelins, des veuves, des réfugiés et des exilés de leurs foyers et de leurs pays ; de toutes les victimes des guerres, des persécutions et des injustices ; des faibles, de ceux qui vivent dans la peur, des prisonniers de guerre et des torturés en toute partie du monde, sans aucune distinction.

Au nom des peuples qui ont perdu la sécurité, la paix et la coexistence commune, devenant victimes des destructions, des ruines et des guerres.

Au nom de la « fraternité humaine » qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux. »

Au nom de Dieu et de tout cela, Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Église catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –, déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.

« […] nous demandons à tous de cesser d’instrumentaliser les religions pour inciter à la haine, à la violence, à l’extrémisme et au fanatisme aveugle et de cesser d’utiliser le nom de Dieu pour justifier des actes d’homicide, d’exil, de terrorisme et d’oppression. […] Dieu, le Tout-Puissant, n’a besoin d’être défendu par personne et ne veut pas que Son nom soit utilisé pour terroriser les gens. »

« En conclusion nous souhaitons que :

cette Déclaration soit une invitation à la réconciliation et à la fraternité entre tous les croyants, ainsi qu’entre les croyants et les non croyants, et entre toutes les personnes de bonne volonté ;

soit un appel à toute conscience vivante qui rejette la violence aberrante et l’extrémisme aveugle ; appel à qui aime les valeurs de tolérance et de fraternité, promues et encouragées par les religions ;

soit un témoignage de la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et élève l’esprit humain ;

soit un symbole de l’accolade entre Orient et Occident, entre Nord et Sud, et entre tous ceux qui croient que Dieu nous a créés pour nous connaître, pour coopérer entre nous et pour vivre comme des frères qui s’aiment.

Ceci est ce que nous espérons et cherchons à réaliser, dans le but d’atteindre une paix universelle dont puissent jouir tous les hommes en cette vie. »

Puisse cette initiative telle une graine de moutarde servir notre réflexion, notre prière et inspirer des dialogues pour la croissance de la paix.

François Bidaud,
curé de la paroisse St Hilaire de Fontenay

Au revoir Marie-Jeanne

Texte du témoignage lu à la sépulture de Marie-Jeanne Dugas, samedi 19 octobre 2019

Marie-Jeanne…

Si nous sommes auprès de toi cet après- midi, toute la famille « Lourdes Cancer Espérance », c ‘est pour témoigner de tout ce que tu nous as apporté, pendant toutes ces années.

Toi, notre amie, toi que nous avons connue à cause de cette maladie « ce fichu crabe comme tu disais »,
qui t ‘a emportée après des mois de souffrance… et garderons le souvenir de ton propre combat, que tu menais depuis plus de 3 ans.

Nous ne te remercierons jamais assez de ton engagement, toujours à l’écoute de chacun de nous.

Toi, délicate, discrète, aimante, avec un mot de réconfort dans nos moments difficiles,
de ton dynamisme, de ta disponibilité et de ta bonne humeur.

Aujourd’hui, nous voulons nous tourner vers Yvon, Sébastien, Christelle et Anouk ,
pour leur dire tout le bonheur que nous avons eu de te rencontrer.
Tu veilleras sur eux et sur nous tous.

Que de beaux et de bons souvenirs nous gardons en mémoire. Tu vas nous manquer.

C ‘est un au revoir plein d ‘Espérance que nous t ‘adressons Marie-Jeanne.

Alors avec Notre-Dame de Lourdes, et toute la Famille LCE* continuons ce beau chemin que tu nous as tracé.

Et sache que l’amitié que nous te portons ne s’éteindra jamais.

Tes amis

*LCE, Lourdes-Cancer-Espérance

Adieu sœur Marie-Gabrielle*

Marie-Gaby nous a quittés. Très vite. Trop vite. Sans que nous n’ayons eu le temps d’y penser et de nous y préparer. Le couperet est tombé alors même que nous étions en train de prier pour elle à la basilique Notre-Dame des Miracles, à Mauriac (Cantal).

Hier après-midi était le dernier au-revoir, à la chapelle de la communauté des sœurs, aux Brouzils. Au-revoir de prière, chargé d’émotion.

Ce matin, dans le silence je repense à ce qu’elle nous a laissé, réveillé par la célébration d’hier. L’assemblée présente disait à elle seule le rayonnement de sa vie. Sa famille et les sœurs bien sûr, mais aussi des membres de ses équipes d’Action Catholique Ouvrière (aujourd’hui à Fontenay et dans les paroisses où elle a été auparavant), l’équipe du Service Évangélique des Malades et de l’aumônerie de l’hôpital, des gens de son relais paroissial, des voisins… Des messages reçus de ses lieux de mission dans la Manche et la Nièvre. Des prêtres.

Partout Marie-Gabrielle a laissé le souvenir d’une sœur attentive, proche, à l’écoute par sa présence toute simple, des visites apparemment anodines à ses voisins, aux malades, aux personnes seules. Cette assemblée était le reflet de son rayonnement. Action de grâce pour sa vie toute donnée.

Marie-Gabrielle, ta vie simple et cachée n’est autre que ce grain de blé semé en terre qui s’épanouit, dont le rayonnement éclate dans la présence et la reconnaissance de tous ces gens. « Beau témoignage de foi » disait avec émotion Jean-Claude, prêtre à Fontenay. Sans l’avoir cherché tu as laissé un beau témoignage de vie, une lumière sur notre route. Tu nous passes le témoin, sachons le saisir pour continuer la course.

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (Matthieu 25, 40). Heureuse es-tu Marie-Gabrielle d’avoir été trouvée en tenue de service quand ton Seigneur est venu te chercher (cf. Luc 12, 37). Au nom de tous, merci !

Sœur Emmanuelle

* Sœur Marie-Gabrielle Douillard – Sœur des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
Communauté rue Georges Pompidou à Fontenay-le-Comte

Sans toi, sans toit « 100 pour 1 »

Le bonheur d’avoir un toit sur la tête

Recevoir, placer, donner
La vie n’est pas un jeu, aujourd’hui avoir un toit n’est pas une évidence.
Sur le territoire de Fontenay, des hommes, des femmes, des familles, français ou étrangers se retrouvent à la rue, sans toit.

Comment en tant que citoyen ne pas se laisser questionner par l’article 1 des droits de l’homme
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité »,

par l‘article 25
« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille…notamment pour le logement… »

Comment en tant que baptisé, chercheur de Dieu, ne pas se laisser interpeler par ces paroles du pape François
« On ne peut pas connaître Jésus en première classe ou dans la tranquillité encore moins en bibliothèque. Jésus on ne le connait que sur le chemin quotidien de la vie »
« Retenons-nous la Foi pour nous, comme un compte en banque, ou savons-nous la partager par le témoignage, l’accueil et l’ouverture aux autres ? »

Être sans toit n’est pas une fatalité,
100 pour 1 n’est pas un placement miracle mais un placement de cœur ;
100 pour 1 une association solidaire qui va voir le jour sur Fontenay.
Son but : permettre le logement provisoire et l’accompagnement vers l’autonomie
Fédérer des donateurs sur le principe 100 pour 1
(100 personnes donnant 5 € mensuellement c’est un logement assuré)

Serez-vous de ceux qui oseront ?

Alors rendez-vous le 19 septembre à 20 h
Salle 2 de l’ODDAS
25 rue des Cordiers à Fontenay

Une première pour l’aumônerie catholique de la prison de Fontenay le comte

20190620_090744Le 20 Juin 2019, à l’initiative des aumôneries catholiques des maisons d’arrêt de Fontenay le Comte et la Roche sur Yon, une trentaine de participants, personnes détenues et accompagnateurs se retrouvaient à 8 h 30 pour une journée à vivre ensemble.

Au programme, visite de Nieul sur l’Autize puis de Maillezais où les participants de Fontenay retrouvaient ceux de La Roche.
Après un pique-nique à l’ombre des cerisiers et un temps de prière, une marche dans le marais nous a menés jusqu’à l’aqueduc de Maillé. Le goûter partagé, chacun est reparti, ravi de ce temps d’échange.

Ce projet a pu devenir réalité grâce à tous ceux qui l’avaient préparé ou accueilli avec plaisir :

– des organisateurs optimistes qui ne se laissent pas décourager par la complexité de l’organisation,

– une participation active de chacun : équipes d’aumônerie de la Roche et Fontenay, élargies aux accueillants et accompagnants du secours catholique, aumônier musulman, sept personnes détenues (5 de Fontenay et 2 de La Roche) heureuses de cet espace d’ouverture, guides sachant partager leur passion tant à Nieul qu’à Maillezais à travers les visites commentées des églises et abbayes.

Le pique-nique et le goûter furent l’occasion de nouvelles rencontres ou de retrouvailles.

Du temps de prière, avant de partir pour la marche, je retiens ce « Notre Père » dit ensemble et ce chant porteur de tout un programme « Choisir de vivre en frère et sœur ».

Le temps de marche, au rythme de chacun, a permis la rencontre et l’échange. Un temps qui nous a fait devenir plus proches les uns des autres, plus proches des différentes personnes engagées dans l’accompagnement à la prison, plus proches des personnes détenues ravies de cette bouffée d’air et de liberté, dans des lieux chargés d’histoire, dans une nature à la fois vivifiante et apaisante et surtout dans des rencontres humaines authentiques.

D’un texte partagé, j’ai entendu ces quelques mots : « Marche seul, avec d’autres, mais sors de chez toi… tu te feras des frères ».

Tous ceux qui comme moi ont répondu présent à cette invitation avec confiance et espérance, avaient un mot commun pour clore cette journée : « Merci ».

Un merci qui ne marque pas une fin mais qui est un appel à d’autres moments qui comptent dans nos rencontres humaines et qui donnent sens à la vie.

Pour l’équipe, Monique

Vivre la joie de la rencontre à la lumière de la foi

Samedi après-midi 1er juin, au manoir de Haute Roche, se sont retrouvés les membres de « Joie de Vivre » résidents du lieu et ceux de « Foi et Lumière » communauté de Benet. J’ai eu la joie d’animer ce temps de rencontre, simple et fort à la fois.

Chantal qui travaille à la résidence accompagnait les Joie de Vivre : Jean-Luc, Jean, Claude, Alain, Marc, Freddy, Marie-Noëlle, Laurence, Jean-Noël. Elle les accompagne aussi avec Angelo au pèlerinage de Lourdes. Fabien, Éric, Paul-Victor, Laure, étaient accompagnés de leurs mamans et les amies de Foi et Lumière.

Nous avons commencé par nous présenter (dire notre prénom), en se reliant (nœud) avec notre voisin à l’aide d’un brin de laine. Ce geste signifiait que nous avons toujours besoin de l’autre, que chaque personne est importante.
Puis les résidents de Haute Roche nous ont dit leur joie de vivre chaque année pour la plupart, le pèlerinage à Lourdes. C’est pour eux quelque chose de très important, je dirais même d’obligatoire. Vivre ce temps avec la Sainte Vierge, aller à la grotte. Chantal leur accompagnatrice, nous a témoigné de sa surprise lorsqu’elle les a accompagnés la première fois. Elle a vu ces personnes autrement que dans leur quotidien, elle les a vues transformées, on peut dire heureuses.

Avec le groupe Foi et Lumière, nous avons fait mémoire de ce « grand Monsieur » qu’était Jean Vanier, qui nous a quitté fin mai. Cet homme qui a su s’abaisser au niveau des petits, ceux qui étaient mis en retrait. À la lumière de sa foi, et avec la force de l’Esprit, il a redonné la dignité à tous nos frères et sœurs porteurs d’un handicap. Avec l’Arche, il leur a redonné vie dans le monde entier. Catherine, une maman nous a lu la belle prière du mouvement Foi et Lumière. Odile, amie de Foi et Lumière, a témoigné de ce qu’elle a découvert au Pèlerinage à Lourdes, elle a vécu autre chose que ses pèlerinages précédents. En particulier la soirée des jeunes, où handicapés et bien portants partageaient danses et chants, ce fut un moment très fort.
Jean-Noël avait apporté sa petite statue de la Vierge de Lourdes, avec un petit cierge, et l’écharpe des Joie de Vivre. Avant de prier et chanter, nous avons déposé les brins de laine reliés tous ensemble au pied de la statue de Marie.

Nous avons partagé un goûter tous ensemble avant de nous séparer. Tout le monde était content de cette rencontre. Certainement une prochaine rencontre se fera chez les amis de Foi et Lumière, vers Benet.

Seigneur, je te rends grâce pour ce temps partagé. Nous avons vraiment vécu la joie de vivre cette rencontre à la Lumière de la Foi.
Merci à Angelo qui m’a demandé de le remplacer.

Jojo Vion

 

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