Garder le cap de la fraternité – de l’humanité – de l’espérance

Garder le cap ! Un petit clin d’œil au lieu où se tenait l’AG de l’ACAT*  2018, en avril, au Cap d’Agde ! Destination quelquefois compliquée à atteindre dans un contexte de grève des trains, et particulièrement lorsqu’on vient de l’ouest !

Cette AG est un temps de retrouvailles entre les adhérents, un moyen de partager les expériences qui varient selon les lieux. Un temps de bilan de l’année écoulée. Constats des avancées ou des échecs afin de progresser, d’agir toujours mieux et davantage, pour la dignité de l’homme, en luttant contre la torture, pour l’abolition de la peine de mort partout, pour protéger les victimes, et défendre les demandeurs d’asile. Un temps de réflexion et de prière dans l’œcuménisme, dimension essentielle de l’association. Belle cérémonie dans la cathédrale d’Agde ! Et enfin un temps d’écoute des témoignages sur le thème retenu pour l’année. Ecoute des personnes élues qui conduisent le projet de l’ACAT, de celles qui sont candidates aux sièges à pourvoir…
Un temps fort, important, intense pendant ces deux journées.

Petite association « débutante » en 1974, l’ACAT a acquis une certaine notoriété auprès des instances nationales et internationales. Aujourd’hui, l’ACAT-France est reconnue d’utilité publique et d’éducation populaire. C’est la première ACAT du réseau international FIACAT (Fédération internationale de l’ACAT) ayant statut consultatif auprès des Nations unies. Son expertise unique, ses succès et son rayonnement international en font une ONG de référence. L’ACAT fut récemment citée par le Président Macron dans son discours pour les 500 ans de la Réforme protestante !

Chaque AG accueille une personne pour témoigner en lien avec le thème choisi. 2018 évoquait « les longues peines » dans les prisons françaises. Eric JAYAT était l’invité. Il a passé près de 20 ans en prison dont 9 ans à l’isolement total. En détention, il a passé un DUT et une maîtrise. Libéré il y a 15 ans, il est maintenant comédien. On le voit en particulier dans un film documentaire récent intitulé « Après l’ombre ». Il a été invité à témoigner dans l’émission « 28’ » sur Arte, le 5 avril dernier.
Dans une langue claire, précise, élaborée, il brosse un tableau de l’organisation pénitentiaire. Maison d’arrêt en préventive et pour les courtes peines. Centrales pour les longues peines (actes dangereux, criminels). Durant ces 20 années il a connu 27 établissements, tenté 2 évasions qui ont échoué…
« Dans les centrales, il n’y a rien à faire… rien n’est envisageable. L’administration pénitentiaire ne prépare pas les personnes incarcérées à la réinsertion, par manque de moyens en partie. Le sens de la peine n’est pas vraiment pris en compte. Or ces personnes sortiront un jour, il serait mieux pour tous qu’elles puissent se réinsérer correctement. Le cheminement en prison n’est pas une reconstruction.
Mais l’isolement total est bien pire. Il n’y a… rien ! Aucun bruit. Aucun contact sinon pour la fouille. Quelquefois, une douche ! »
Eric a dû s’arracher des dents tout seul. Pour éviter la folie, il se racontait des histoires, il les jouait… Peu à peu, tous les sens sont perturbés. Pour lui, c’est surtout le toucher, il a encore du mal à supporter le contact, cela évoque pour lui les fouilles brutales. Au bout de 9 ans, il avait perdu 40 kg, il portait une longue barbe, et n’avait aucune notion du temps passé à l’isolement… car là, il n’y a plus de temps… c’est une forme de torture acceptée de tous les acteurs. Ses codétenus l’ont beaucoup aidé par la suite. Il dit qu’il y a des efforts de faits par l’administration pénitentiaire.
« La réinsertion et la résilience ne peuvent se faire que si l’on peut se penser comme une personne, comme un citoyen. »
Dans le cas d’Eric c’est le théâtre qui l’a sauvé.

Des interventions de personnes engagées dans l’observation des lieux privatifs de liberté ont eu lieu.
Ces témoignages ont suscité beaucoup de questions, de réactions dans le public, et d’échanges avec les intervenants ! Preuve que le sujet est sensible, important. Mais il y a un énorme travail à faire !

A ce sujet comme aux autres l’ACAT reste vigilante !

Marie-France Dauce

* ACAT : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture
Site internet de l’ACAT

 

Publicités

Servir la Paix

Homélie de l’abbé François Bidaud,
mardi 8 mai 2018, église Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

Évangile selon St Jean 15, 5-11

En cette célébration, nous entretenons la mémoire de tous ceux qui sont morts lors des conflits de notre monde et de ceux qui meurent encore dans des pays en attente de paix.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus prépare ses apôtres à sa passion, sa mort et son retour glorieux vers le Père. Devant la tristesse de ses amis, il leur promet la venue de l’Esprit-saint, appelé ici Défenseur.

En quoi aurions-nous encore besoin, 73 ans après la capitulation du III° Reich, d’un défenseur ? Contre quels adversaires ?

En ce 8 mai 2018, vous me permettrez une digression que j’espère pas tout à fait saugrenue. Nous pouvons espérer pour les footballeurs du PSG qu’ils puissent imaginer un dispositif de défense assez solide pour résister à l’assaut des Herbretais soutenus par les vendéens galvanisés par cet affrontement de David contre Goliath, mais je comprendrais que l’on puisse aussi espérer que la défense herbretaise tienne le siège des parisiens avec courage.

Cet affrontement pacifique m’évoque un autre match de football. C’était à Noël 1914. Il  opposait sur le front alliés et allemands dans une fraternité retissée le temps d’une trêve. Dans les jours suivants, les soldats des deux camps ne tarderont pas à être déplacés sur d’autres fronts. Comment combattre celui avec qui j’ai fraternisé ?

J’en reviens alors à la défense qu’il nous faut demander pour servir la paix.

Il nous faut nous défendre de nous-mêmes, de la tentation de croire que la fraternité est acquise, que la paix a définitivement gagné en Europe.

Nous le constatons : le terrorisme ignore les frontières, et comment ne pas rendre hommage à tous ceux qui ici et ailleurs combattent contre ce fléau ? Nous pensons au Colonel Beltrame en espérant que la bravoure et l’esprit de sacrifice dont il a fait preuve nous inspirent encore, et nous maintiennent vigilants.

Mais le terrorisme islamique nous met au défi de refonder ce qui nous lie les uns aux autres. Quel idéal, quel absolu offrons-nous à des jeunes épris de donner sens à la vie comme il sied à toute jeunesse nous interrogeant : pour quelles valeurs nous sommes prêts à donner notre vie ? À sauver des vies ? La fraternité ne peut être seulement une expression extraite de la devise de notre pays. Elle est un engagement de chacun et un horizon de sens fondateur.

Comment allons-nous relever le défi pédagogique au temps des réseaux sociaux pour combattre l’antisémitisme à la racine ? Les chrétiens ont un devoir particulier dans ce combat. Rien n’est totalement acquis. Chaque génération doit se défendre contre la tentation du bouc-émissaire désigné avec une facilité outrageante à l’heure des ‘fake-news’, des ‘influenceurs’ de l’internet visant à laisser le mépris et la manipulation tisser sa toile dans les esprits et les cœurs désignant tantôt le juif, tantôt le migrant, tantôt le gitan comme responsable de tous nos maux.

Nous avons besoin d’un défenseur qui nous garde de nous-mêmes de la tentation de croire que l’ère de Paix en Europe est acquise. Qui osera puiser à la source des Pères fondateurs de l’Europe ? Qui retrouvera les intuitions qui viennent fonder la fraternité et l’amour mutuel ? Les chrétiens ont pour leur part à réfléchir avec d’autres pour que les générations nouvelles aient la possibilité de puiser à cette source. Nous croyons que le Christ mort et ressuscité a vaincu le Prince de ce monde, l’esprit du diviseur et du menteur des origines, mais c’est notre mission de faire que cette paix s’incarne dans nos vies, dans nos cités dans nos quartiers.

Viens Esprit-saint, Viens défenseur de la Paix. Viens transformer le cœur de l’humanité pour servir résolument la fraternité.

 

Aimez-vous les uns les autres

Homélie de l’abbé François Bidaud,
dimanche 6 mai 2018, 6ème dimanche de Pâques, église Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

En ce dimanche qui précède l’Ascension du Seigneur, Jésus livre l’essentiel de l’évangile. Nous voici appelés à nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Nous savons que c’est bien le cœur de la vie chrétienne. Mais une chose est de le savoir, une autre est d’en vivre vraiment.
Ce matin, laissons-nous renouveler en profondeur par cet appel à aimer.
Allons à la source de l’amour, au puits sans fond de l’amour divin.
Accueillons cette joie promise par le Seigneur.
Laissons l’amour débordant de l’Esprit-saint nous bousculer !

« Aimez-vous les uns les autres ». Oui, nous reconnaissons comme premier, comme essentiel ce commandement de l’amour. Mais pourquoi faut-il que Jésus le rappelle avec force sous forme de commandement ? Aimer, ça ne se commande pas. Si on parle de sentiment, je veux bien l’entendre, quoi que cette émotion se cultive ou à défaut s’assèche. Pourtant, il faut aller plus profond que le sentiment amoureux, que l’élan premier de la foi de la jeunesse, des commencements.
Aimer se décline en commandement car cela engage tout notre cœur au sens biblique, à savoir le tréfonds de notre être, là où le sens de la vie se décide, s’assume, se forge et se fonde. Aimer, oui, mais de tout notre cœur, de toute notre force, de toute notre intelligence.
Aimer par décision : choisir de donner sa vie parce qu’il n’y a pas de plus grand amour, ainsi que le Christ nous le révèle.
Mais voilà, comment aimer sans s’épuiser ? Comment durer dans l’amour du conjoint, dans l’attention aux enfants sans risquer le burn-out, comment être aidant aimant de l’autre vulnérable, handicapé, diminué physiquement sans s’épuiser à bout de force ?
Comment aimer, non seulement par sentiment, mais par choix, par engagement qui éclaire toute notre vie, sinon en puisant à la source même de l’amour celui de Dieu pour nous ?
La 1° lettre de St Jean nous éclaire à propos en donnant à entendre ce qu’est l’amour : « voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice pour nos péchés. »
Comment pourrions-nous aimer sans avoir d’abord été aimés ?
Comment aimer sans d’abord nous laisser aimer par Dieu en son Fils ?
Il offre sa vie afin de nous libérer du péché et de nous donner d’entrer dans son inépuisable miséricorde.
Mieux, l’amour de Dieu pour nous, déployé en Jésus nous donne de vivre par Lui.
Là est la source de notre amour sans cesse renouvelé. Par Jésus vivant, nous retrouverons fraîcheur, enthousiasme, nous trouverons source pour durer, endurer, persévérer car « l’amour endure tout, supporte tout. »

Cet amour puisé en Jésus, que nous vivons dans l’amour mutuel, voici qu’il s’épanouit en joie vraie, que nul ne pourra nous ravir.
C’est le sens du commandement laissé par Jésus. « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Nous voici appelés à faire nôtre la joie même de Jésus ; ce qui donne joie à Jésus, voici que cela devient notre joie.
Demeurer en son amour, c’est recevoir cette joie du Fils accomplissant non pas sa volonté mais celle du Père. C’est bien sûr étonnant d’entendre ces mots de la bouche de Jésus dans l’évangile selon St Jean alors que l’envoyé du Père va bientôt entrer dans sa passion.

Et pourtant, il sait qu’il aura été fidèle jusqu’au bout ; il va par le don de sa vie ouvrir à l’humanité les portes de la joie éternelle.

Comment sa joie sera-t-elle notre joie ?
Cultivons la louange et l’action de grâce avec Jésus qui se réjouit de voir les petits découvrir les secrets du Royaume, qui aime donner la première place aux enfants, qui donne un avenir aux malades réintégrés dans la communauté, qui repère la veuve aux 2 piécettes donnant jusqu’à son nécessaire. Elle a donné « tout ce qu’elle avait pour vivre. ».
Que sa joie soit notre joie, et cette joie se nourrit d’un amour débordant.

Voici que l’Esprit-saint dépasse les frontières établies entre juifs et non-juifs. Pierre, en premier, primauté oblige, va faire l’expérience de contempler l’Esprit-saint à l’œuvre, le précédant dans la Galilée comme Jésus l’a promis. Corneille, le romain, le soldat d’occupation, c’est lui qui chante la gloire de Dieu. Nouvelle Pentecôte ! Esprit-saint, esprit d’amour débordant de toutes parts, comme un fleuve immense.
Serons-nous attentifs à cette œuvre de l’Esprit-saint autour de nous, chez nous, ou plutôt chez l’autre. Nous ne nous attendions pas à reconnaître en lui l’Esprit à l’œuvre et pourtant.
Je vous parlerai de futurs mariés, de 2 couples ; les futurs maris ne sont pas catéchisés, seulement baptisés.
Pourtant, l’un me dit : « je me sens enfant de Dieu. » Bel acte de foi, et le voici ouvert à un chemin vers la confirmation.
Un autre futur marié a cheminé lors de sa préparation et a pu communier pour la première fois à la veillée pascale.
A vous de vous redire les uns aux autres là où l’Esprit-saint vient vous surprendre.
Viens Seigneur, viens nous renouveler en profondeur, viens nous redonner l’enthousiasme et l’énergie d’aimer patiemment à la suite du Seigneur. Nous y goûterons une joie surprenante !

Pélé inter paroisses du Sud Vendée, avec les sœurs des Sacré-Cœurs

Le dimanche 22 avril, une cinquantaine de personnes dont une quinzaine d’ados et enfants prennent le départ en car pour partir en pèlerinage « Sur les pas du père Pierre Monnerau » fondateur de la Congrégation des sœurs.

Vers les Brouzils, première maison des sœurs devenue lieu de découvertes de la vie de Pierre Monnereau (1787-1856). Au rez-de-chaussée une exposition retrace sa vie : enfant il grandit dans sa famille dans une période troublée de l’histoire vendéenne. Engagé avec les siens, il sert la messe célébrée en cachette dans les bois. Adolescent un incident (une arête de poisson) vient perturber sa santé, chambouler sa vie et l’amène à se poser la question « Seigneur, que veux-tu de moi ? ». Il décide alors et annonce à son père « Je veux être prêtre ».

Il entre au séminaire de Chavagnes en Paillers et est ordonné prêtre en 1811. Il sera, entre autres, vicaire à Fontenay-le-Comte. En 1814, il devient curé des Brouzils pendant 42 ans.

Sa mission : être proche de tous, surtout des plus pauvres. Pierre Monnerau, un « précurseur » à son époque. Il crée de multiples équipes pour visiter les malades, aider les parents à être catéchistes pour leurs propres enfants. Il souhaite des religieuses pour que les petites filles puissent aller à l’école. C’est alors qu’en 1818 il crée la Congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Il y a 200 ans. Bicentenaire de la Congrégation.

A sa mort en 1856, 200 religieuses sont réparties dans 48 maisons  en Vendée et les environs.

L’Église, par le pape Jean Paul II, le déclare vénérable en 1997. Les religieuses des Sacrés Cœurs, les chrétiens associés demandent sa béatification, nous faisons nôtre cette supplication.

Oui, missionnaire, il l’a été. Il a donné la tendresse de Dieu dans les cœurs. Il nous convie tous à répondre, là où nous sommes, à la quête de sens de notre vie, dans l’écoute, le partage, la prière.

Au 1er étage de la maison des Brouzils, une exposition exceptionnelle accueille des sculptures sur bois réalisées par une sœur de la Congrégation. Parcours biblique remarquable, porteur de message pour chaque visiteur sur les pas du fondateur. Cette exposition est à voir et à revoir.

Pendant notre découverte du site des Brouzils, les ados et les enfants ont vécu ce pèlerinage sous forme de jeu de piste. Ils ont parcouru 6 km environ à la recherche des calvaires dressés au carrefour des chemins, des jeux divers, des questions sur leur vie aujourd’hui.

Une halte commune nous a conduits au tombeau de Pierre Monnereau dans l’église des Brouzils.

Puis, repas pique-nique bien mérité à Mormaison dans une ambiance sympa. Mormaison où se trouve la maison mère de la Congrégation. Pour diverses raisons administratives, politiques, la reconnaissance légale de la Congrégation a été fixée à Mormaison le 22 août 1839 (du vivant du père). La maison d’origine s’est agrandie au fil du temps, avec sa chapelle aux vitraux magnifiques et si lumineux… Anne, l’archiviste de la Congrégation, nous en a retracé toute l’histoire.

80 sœurs aînées y vivent aujourd’hui, continuant leur mission adaptée à leur âge, dans ce lieu ouvert à l’accueil, avec un parc très agréable.

Un goûter offert par les sœurs fut fort apprécié. Nous terminons au Centre spirituel Pierre Monnerau à l’Épiardière. Centre d’accueil depuis 2001 ouvert à tous, enfants, jeunes adultes, religieux et religieuses, groupes… chacun peut se reposer, se ressourcer, prier.

La célébration de l’eucharistie permit à chacun de faire silence, de nous interpeller sur notre vie, et de nous souvenir des personnes (parents, enseignants, sœurs, enfants…) qui nous ont aidés à grandir et à devenir ce que nous sommes aujourd’hui.

Oui, nous sommes tous appelés (enfants, jeunes, adultes, prêtres, diacres, religieuses, laïcs). Continuons cette marche ensemble, missionnaires à notre tour.

Merci aux sœurs des Sacrés Cœurs pour l’organisation de ce pélé, à Anne notre « historienne » si proche de nous, à François notre pasteur, à chacun pour cette journée vécue ensemble, pleine d’écoute, de découverte, de partage. A refaire… il est bon de faire halte !

Avec les jeunes qui nous ont fait chanter dans le car, chantons :

Je voudrais marcher aux côtés de mon Seigneur,
sur le chemin qui mène à Dieu
Rien ne pourra m’empêcher, j’irai jusqu’au bout.
C’est le chemin de la joie…C’est le chemin de la paix
C’est le chemin de l’amour… C’est le chemin de la Vie

Mimi et Mado

Photos de la journée

NB – Prochaine rencontre : dimanche 10 juin, à La Roche sur Yon, pour la fête du bicentenaire

Chemins d’accompagnement

Chemins creux ou de traverse, des écoliers, de croix, secrets ou croisés…  tous les chemins peuvent mener à Rome ou plutôt vers le baptême !

Appel décisif des catéchumènes

En catéchuménat, le chemin est toujours à tracer, pas à pas, au jour le jour. D’abord, faire connaissance, découvrir, accueillir, écouter, comprendre, s’adapter, s’ajuster. Mais aussi, très vite, oublier (ses propres repères), s’affranchir (des normes), laisser de côté (la forme) et encore laisser du temps, accepter, rebondir et toujours s’ajuster. Avant chaque rencontre, pour montrer le chemin, préparer, creuser, approfondir, réfléchir et puis, tout laisser tomber pour s’embarquer, plonger, se laisser entrainer, s’accorder et encore s’ajuster. Dans les pas de Jésus, chemin faisant, parcourir, rencontrer, s’étonner, aller de l’avant, au cœur de sa propre vie ; à la lumière de l’Évangile, trier, partager, discerner, choisir, toujours s’ajuster et s’engager, témoigner.

Certains mots voudraient nous faire croire à un champ d’action ou de réflexion limité, de quoi rester sur le bord du chemin : ils sont périphérie, seuil, fragilité, marginalité, vulnérabilité, pauvreté sociale, financière ou psychologique…  Ce serait oublier le principal : la confiance, le partage, la sincérité de la démarche, la richesse et la profondeur des relations, la perception aiguë du sens de la Parole, la vérité des mots et la rencontre intime et réelle avec le Christ. Oui, les uns recevant des autres, c’est ensemble, côte à côte, tels les disciples d’Emmaüs, que catéchumène et membres de l’équipe cheminons.

Baptême de Johan

Pascal Fouchet, prêtre accompagnateur de l’équipe diocésaine de catéchuménat rappelle : « On ne ressort pas indemne d’un accompagnement ». Qui, mieux que les catéchumènes, peut, à ce point, bouleverser notre façon d’appréhender et de vivre notre foi ? La comparaison avec l’élan des apôtres au matin de Pentecôte peut sembler exagérée, mais il s’agit bel et bien d’un ressort agissant de notre vie en Christ, d’une fontaine de jouvence de foi et d’un chemin qui ne demande qu’à être vécu encore et encore.

Lucile Dieumegard

Veillée pascale

En ces jours de panne du site de la paroisse, retrouvez sur ce blog les dernières actus de la paroisse, en particulier la veillée pascale et le baptême de Johan… et aussi quelques photos de la célébration du Jeudi Saint

VEILLÉE PASCALE ET BAPTÊME DE JOHAN (31-03-2018)

Veillée pascale 2018

 

JEUDI SAINT (29-03-2018)

C’est Pâques, Christ est ressuscité !

Homélie de l’abbé François Bidaud,
dimanche 1er avril 2018, jour de Pâques, église Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)

C’est Pâques ! Et ça tombe un 1er avril ! Me voilà donc embarrassé. Comment annoncer Christ mort et ressuscité ? Ne serait-ce pas la plus grande blague de l’Histoire ? Jésus ressuscitant d’entre les morts, mais qui croirait à ces enfantillages ?

Et pourtant, nous voilà bien face sinon à la plus fameuse blague, du moins devant la plus grande et belle surprise que Dieu ait pu faire à notre humanité ! Oui, c’est Pâques ! Christ est vivant, nous en sommes témoins !

Laissons nous surprendre comme Marie-Madeleine au tombeau. Comme les disciples entrés dans le tombeau vide.

L’histoire avait semblé se conclure dans un tragique extrême : Jésus, cet homme rempli « d’Esprit-saint et de puissance », cet homme qui « passait en faisant le bien », cet homme  « supprimé, suspendu au bois du supplice ». Mais « Dieu l’a ressuscité le 3° jour » : voilà le témoignage de Pierre devant Corneille, le centurion romain. Voilà le cœur de notre foi.

Mais il aura fallu du temps à Pierre pour comprendre et accueillir la surprise de Dieu car les disciples, nous rappelle l’évangile, « n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ».

Effet de surprise garantie !

Aujourd’hui, dans cette France du printemps 2018, ne sommes-nous pas surpris par l’effet que produit sur notre société le geste surprenant d’Arnaud Beltrame ?

Je crois qu’il est juste de revenir à ce qu’il a fait en ce jour de Pâques, en gardant en mémoire ce que dit de lui son épouse : « c’est le geste d’un gendarme et le geste d’un chrétien ; on ne peut dissocier les deux. » Le gendarme a été jusqu’au sacrifice suprême mais dans une décision à laquelle aucune autorité ne le contraignait. Inspiré par sa foi au Christ, sans doute, il donne sa vie pour sauver une autre vie.

Et voilà notre société française redécouvrant ce qui fait sens, ce qui porte une valeur sacrée. Et nous voici comme portés à donner le meilleur de nous-mêmes par amour, à donner notre vie jour après jour pour que la vie se manifeste plus forte que le mal et la mort. Comme si Arnaud Beltrame était déjà porteur d’une vie qui le dépasse et nous dépasse. Résurrection à l’œuvre.

Surprise de l’effet qu’on espère plus que médiatique d’un don qui fait sens. Il s’agit bien de chercher « les réalités d’en haut », non comme un échappatoire, comme s’il fallait déserter nos combats humains pour s’évader dans une spiritualité informe et creuse.

Non, la foi invite à inscrire dans notre monde les réalités d’en haut, celles que le Christ a incarnées pour rendre notre monde plus juste et fraternel. Il s’agit de servir le plus fragile, de donner de son temps, de sa vie pour les autres. Il s’agit de servir la vie, toujours, au nom de Celui qui la suscite et la ressuscite. « Pensez que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ. ».

Les chrétiens de France se demandent comment vivre leur foi en ce monde qui n’épouse plus la foi ni même la culture chrétienne. Nous pourrions vivre dans la nostalgie mortifère de n’être plus majoritaire ou assez nombreux pour faire peser la balance. Et rester comme rivés au tombeau.

Dieu n’agit pas en créant des rapports de force.

Il choisit le plus faible, le plus fragile, le désarmé pour recréer la vie. Le Crucifié est ressuscité !

Il suffit alors d’un homme, d’un geste pour témoigner de la force de la foi.

Et nous pourrons méditer sur le chemin de foi d’Arnaud Beltrame : redécouvrant la foi après un pèlerinage militaire à Lourdes, confirmé à 33 ans, familier de l’abbaye de Timadeuc, puis de celle de Lagrasse, avec son épouse, se préparant au mariage religieux.

Dans nos itinéraires sinueux, Dieu sait faire surgir la vie de manière surprenante.

A l’heure où note société se demande jusqu’où supporter une vie malade, dégradée, pensons aux chrétiens imaginant avec d’autres les soins palliatifs avec tendresse, patience, persévérance et lucidité.

Enfin, pensons à cette femme otage, qui peut estimer avoir sa vie sauvée par la mort d’un autre. Comment vivre après cela ? Quelle reconnaissance ?

Et nous, à qui nous devons la vie de baptisés au Christ mort pour nous, Lui Fils de Dieu qui a payé la rançon pour la multitude, comment notre prière ne serait-elle pas un immense merci ? Comment notre existence ne serait-elle pas une immense action de grâce pour la vie donnée et confiée pour être partagée ?

Christ est ressuscité ! Surprenant ! Nous en sommes les témoins le 1° avril et tous les autres jours de l’année !

Notre-Dame à la loupe

Crypte du XIème siècle

Soirée découverte de l’église Notre-Dame de l’Assomption ce samedi 17 mars. Comme si on ne la connaissait pas… ou croit-on la connaître !

Plus de 150 personnes se sont déplacées pour cette présentation à l’initiative de l’Association des Amis du Patrimoine Religieux, et en lien avec l’équipe relais de la paroisse. Un diaporama passait en revue l’église sous tous ses aspects, depuis les origines que l’on fait remonter au XIIème siècle (même si elle est construite sur l’emplacement d’une église romane du XIème dont seule subsiste la crypte)  jusqu’à nos jours et les recherches en cours concernant le clocher. Architecture, sculptures, peintures, mobilier, vitraux… rien n’est oublié. De magnifiques photos mettent en valeur la richesse de la construction et attirent l’attention sur des détails cachés ou ignorés.

La grande découverte de la soirée était la présentation, par Philippe de Reviers, des travaux de recherche de Louis Cazaubon, responsable de la commission Edifices de l’association, sur le clocher lui-même et les statues qui en décorent la galerie. Un nombre impressionnant d’impacts ont été découverts sur la tour, le  clocher, la flèche. Plus de 500 impacts de tirs d’artillerie, d’arquebuses, de couleuvrines… témoins des combats des guerres depuis le XVème siècle. Cette étude de Louis Cazaubon et de nombreuses photos peuvent être consultées sur le site de l’Association.

C’est un autre regard que nous allons porter sur notre église témoin de la vie des fontenaisiens et fontenaisiennes depuis bientôt mille ans.

Le DVD de présentation de l’église Notre-Dame est en vente  à la Maison paroissiale (25 rue St Nicolas à Fontenay-le-Comte) au prix de 10 €, de même que les DVD de présentation de cinq autres églises de la paroisse (St Jean-Baptiste à Fontenay, Notre-Dame de l’Assomption à Charzais, St Hilaire à Sérigné, St Michel à St Michel le Cloucq, St Vincent à l’Orbrie).

Prochains rendez-vous :
– 11 septembre 2018, à 18 h 30 à l’Hôtel de ville, conférence : Splendeur du clocher
– 15 et 16 septembre 2018 : journées du patrimoine

Sœur Emmanuelle

 

 

 

Ma première messe en prison

Robert, l’aumônier nous avait donné rendez-vous devant la porte, pour entrer tous ensemble.
Et une porte, et deux portes, et trois portes, bien verrouillées à chaque fois.
Dans la petite entrée où nous nous serrons tous les sept nous nous délestons de nos sacs, clés, portables, blousons… puis passage dans le détecteur de métaux, et encore une porte, un sas et une porte, et enfin la dernière porte nous donne accès à la salle. L’équipe est rodée et a tôt fait de transformer la pièce en oratoire : le rideau tiré laisse apparaître une grande croix et une icône de chaque côté, l’autel relégué dans un coin est mis au centre, il symbolise le Christ qui nous rassemble. Même des fleurs ont été apportées : un beau vase de jonquilles, fleurs de saison, du jardin de l’aumônier.

Et « ils » arrivent. Huit hommes, de nationalités et d’âges différents. Échange de poignées de mains et de sourires. Pierre, le prêtre, Robert et Annie de l’aumônerie ont déjà eu des temps de partage avec eux, ils les connaissent bien, les appellent par leur prénom, prennent de leurs nouvelles. Chacun prend place, on fait une brève répétition de chants et on peut commencer la célébration. Au fond de la salle un grand panneau, réalisé pendant le temps d’aumônerie la semaine dernière. Un genre de brainstorming autour du mot Dieu : Jésus, prière, Notre Père, lumière, nous, Allah, chemin… Avec tous ces mots l’un d’entre eux a fait une prière qu’il nous a lue à la fin du temps de partage après l’évangile. Ils prennent leur part dans la célébration par le chant, la prière, la lecture des textes, le partage après l’homélie et pour la prière universelle. Pour quelques uns qui ont plus de difficulté avec le français Robert a préparé une feuille avec les textes dans leur langue. Ce matin pour la messe il n’y a que des catholiques et des orthodoxes, les musulmans ne sont pas venus, mais ils participent aux temps d’aumônerie.

Ce n’est qu’à la fin que j’ai compris l’importance du vase de jonquilles et comme soudain il prenait toute la place et rayonnait dans la petite pièce. En réunion d’aumônerie l’un d’entre eux avait demandé à Robert : « y a des jonquilles dehors ? » Robert avait bien sûr répondu oui, il y a des jonquilles. Oui, on a du mal à s’imaginer que dans leur cellule, dans leur carré de cour bétonnée et murée ils ne voient rien de la nature, rien d’autre que le ciel et les nuages. Alors les jonquilles de ce dimanche matin, c’était un peu de la nature en réveil qui arrivait chez eux. Et chacun a pu en emporter une ou deux ou trois pour illuminer sa cellule.

Après la messe tout le monde donne un coup de main pour ranger tandis que deux orthodoxes s’attardent longuement devant les icônes et récitent les prières de leur religion. Et ce temps de rencontre se termine par un temps de convivialité autour d’un jus de pomme et d’un gâteau confectionné par l’aumônier lui-même. Puis ils sont repartis vers leurs cellules respectives, avec le poids de leur secret, peut-être un peu apaisés par ce moment de prière et de fraternité.

J’avais été sollicitée par Robert pour les chants. J’y suis allée ne connaissant rien de ce milieu, laissant de côté ce que je pouvais avoir d’idée préconçue. J’étais tout yeux et tout oreilles. Plus que tout, ce que je retiens de cette matinée ce sont les sourires, du début à la fin. Dès l’accueil chaleureux par le personnel de l’administration pénitentiaire, puis les gars eux-mêmes, plus réservés mais souriants et apparemment paisibles. J’ai aussi été très touchée par l’histoire des jonquille, rien qu’une jonquille pour rêver la nature en éveil…. la liberté…

Sœur Emmanuelle

Quand l’esprit de Noël traverse une prison

L’équipe d’aumônerie de Fontenay le Comte…  se saisit  de l’opportunité des « Journées Nationales Prison » pour investir des activités ordinaires du secteur pastoral !

En équipe d’aumônerie élargie nous avons saisi  l’opportunité des Journées  Nationales Prison sur le thème « Les oubliés de la société », pour réfléchir comment sensibiliser à cette réalité. Plutôt que de créer un évènement de plus, nous avons choisi : la participation de l’équipe  à la messe mensuelle des familles en ce mois de novembre, et suggérer  de consacrer le café Théo du trimestre à ce thème de la prison. Échos !

La messe des familles du 19 novembre 2017 !

L’ambition : rendre présent très simplement ce que nous vivons à l’aumônerie en le partageant avec les enfants, les familles, la communauté.

L’entrée ou le fil rouge qui nous a guidé : « c’est quoi et  c’est qui l’aumônerie de la prison ? » En début de célébration nous avons tout simplement expliqué ce qu’est l’aumônerie à la prison.  Un peu comme le caté ou l’aumônerie du collège,  avons-nous dit très simplement. A la Maison d’arrêt ce sont d’abord les personnes détenues qui le souhaitent (elles ne sont pas là ce jour mais nous avons apporté la crèche confectionnée par un détenu à l’atelier bois de la prison, pour signifier symboliquement leur présence), puis des personnes appelées pour vivre cette mission (aumôniers, auxiliaire d’aumônerie, accompagnants occasionnels… pour l’animation des temps de rencontres et des célébrations). Les  personnes ont été nommées et se sont levées dans l’assemblée, une manière de rendre visible la présence  de nos communautés à l’intérieur de la prison.

Les  enfants, pendant un temps spécifique avec leurs animateurs, ont été invités à écrire des messages pour les personnes détenues. Ces messages ont été déposés dans la crèche posée devant l’autel à l’offertoire. Ces 35 messages ont été dépouillés par les détenus,  lors du groupe de parole qui a suivi à la maison d’arrêt : des mots clés ont été dégagés comme autant de« lumières de Noël ». Ils seront lus le jour de Noël lors de la célébration à la prison.  Un courrier a été rédigé par le groupe de parole à l’intention  des enfants et de leurs animateurs…

Enfin signalons que  membres de l’équipe d’aumônerie étaient impliqués dans la célébration : lecture, animation musicale et du psaume du jour, dépôt de la crèche à l’offertoire.

Le café Théo du 6 décembre 2017… !

A Fontenay le Comte, les communautés catholiques et protestantes organisent chaque trimestre un café Théo sur des thèmes variés au gré de l’actualité ou des propositions du groupe de pilotage. Nous avons suggéré de faire porter celui du 6 décembre 2017,  sur la prison en lien avec  les Journées Nationales Prison.

Le thème choisi : « Au cœur de la cité une prison : qu’est-ce qui s’y vit ? »  Quelques échos plus en termes de méthode mise en œuvre !

Dans un bistro du centre ville, de 20 h à 22 h… plus de cinquante personnes ont poussé la porte pour dialoguer, échanger avec des acteurs de la Maison d’Arrêt présents, invités par l’équipe de l’aumônerie : le chef d’établissement, un surveillant , l’aumônier musulman, des visiteurs de prison, des membres de l’association d’accueil des familles en attente de parloirs, des membres du Secours Catholique.

Une proposition est faite à chaque participant de noter sur un post-it qu’est-ce que le mot prison évoque pour lui.  Les post-it sont affichés et lus pour démarrer l’échange. Les mots les plus fréquents : enfermement, murs, univers clos sont revenus 21 fois ; Privation de liberté 15 fois ; Solitude 6 fois associée à privation de relations, perte de lien social, coupure de la famille et de la vie ordinaire ; Surpeuplement, promiscuité 7 fois ;  Exclusion 3 fois ; Sanction, punition, réinsertion, faute, coupable, délinquant, peine 3 fois. Mais aussi… Souffrance, souffrance morale, malheur, tristesse, nuit, compassion, défaillance de la société et  univers mal connu…   S’en suit un échange entre les acteurs présents et les participants. Un participant concluant en quelque sorte, par : « la privation de liberté momentanée ça ne devrait être que cela ! »

Ensuite un quizz est distribué à chaque table, avec des éléments chiffrés concernant la Maison d’Arrêt de Fontenay et quelques données nationales sur la population pénale.  Par tablée,  on débat, on coche ! Puis, au gré des résultats donnés et des questionnements qui naissent… le chef d’établissement, son collègue surveillant, l’aumônier musulman, l’équipe de l’aumônerie…  répondent aux attentes dans un climat de grande simplicité sans langue de bois. Ont été abordés : la récidive, les parloirs mais aussi les sans parloirs, la surpopulation et ses conséquences, les activités proposées par l’établissement, la place des intervenants extérieurs et des bénévoles, les activités en aumônerie et comment cela se vit, les addictions et la prise de médicaments… Il  sera aussi question de la réinsertion  et de la sortie : le Secours Catholique partage son projet d’équipe d’accompagnement. Pour conclure ce temps, une question est soulevée : comment ce défi de la réinsertion nous concerne tous !

Après cette première partie plus informative, une  pause est proposée : l’aumônerie offre une part de brioche et les participants commandent des consommations. Les échanges informels vont bon train !

En seconde partie,  l’animateur invite les participants à se saisir des questions suivantes : Comme citoyens, comme croyants ou non,  comment nous réagissons ? Comment nous sentons-nous concernés ?

Difficile semble t-il d’aller aussi vite sur ce terrain ! Le public revient plus volontiers sur d’autres points d’information : la perpétuité, le rôle des aumôniers et la demande spirituelle de la part des prisonniers , les formes d’exclusion en détention notamment vis-à-vis des pédophiles , les multirécidivistes et ce qui pourrait être fait !… Les acteurs de la prison et les participants dialoguent sur ces points. L’attention est au rendez-vous.

Alors que l’on s’achemine vers la fin, le cafetier depuis le bar intervient : comment peut-on vivre à 3 dans 9 m2 ? Risque d’énervement ? Relations avec les gardiens ? Une façon de revenir aux réalités  très concrètes !

Soirée de partage, d’interconnaissance entre différents acteurs, de décloisonnement et d’ouverture c’est certain, et de positionnement de l’aumônerie facilitatrice de liens. Une invitation à oser une proposition l’année prochaine !

Pour l’équipe,
Robert PONCHON, aumônier