Une première pour l’aumônerie catholique de la prison de Fontenay le comte

20190620_090744Le 20 Juin 2019, à l’initiative des aumôneries catholiques des maisons d’arrêt de Fontenay le Comte et la Roche sur Yon, une trentaine de participants, personnes détenues et accompagnateurs se retrouvaient à 8h30 pour une journée à vivre ensemble.
Au programme, visite de Nieul sur l’Autize puis de Maillezais où les participants de Fontenay retrouvaient ceux de La Roche.
Après un pique-nique à l’ombre des cerisiers et un temps de prière, une marche dans le marais nous a menés jusqu’à l’aqueduc de Maillé. Le goûter partagé, chacun est reparti, ravi de ce temps d’échange.
Ce projet a pu devenir réalité grâce à tous ceux qui l’avaient préparé ou accueilli avec plaisir :
-des organisateurs optimistes qui ne se laissent pas décourager par la complexité de l’organisation.
-une participation active de chacun : équipes d’aumônerie de la Roche et Fontenay, élargies aux accueillants et accompagnants du secours catholique, aumônier musulman, sept personnes détenues (5 de Fontenay et 2 de La Roche) heureuses de cet espace d’ouverture, guides sachant partager leur passion tant à Nieul qu’à Maillezais à travers les visites commentées des églises et abbayes.
Le pique-nique et le goûter furent l’occasion de nouvelles rencontres ou de retrouvailles.
Du temps de prière, avant de partir pour la marche, je retiens ce « Notre Père » dit ensemble et ce chant porteur de tout un programme « Choisir de vivre en frère et sœur ».
Le temps de marche, au rythme de chacun, a permis la rencontre et l’échange. Un temps qui nous a fait devenir plus proches les uns des autres, plus proches des différentes personnes engagées dans l’accompagnement à la prison, plus proches des personnes détenues ravies de cette bouffée d’air et de liberté, dans des lieux chargés d’histoire, dans une nature à la fois vivifiante et apaisante et surtout dans des rencontres humaines authentiques.
D’un texte partagé, j’ai entendu ces quelques mots : « Marche seul, avec d’autres, mais sors de chez toi…tu te feras des frères ».
Tous ceux qui comme moi ont répondu présent à cette invitation avec confiance et espérance, avaient un mot commun pour clore cette journée : « Merci ».
Un merci qui ne marque pas une fin mais qui est un appel à d’autres moments qui comptent dans nos rencontres humaines et qui donnent sens à la vie.
Pour l’équipe… Monique

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Vivre la joie de la rencontre à la lumière de la foi

Samedi après-midi 1er juin, au manoir de Haute Roche, se sont retrouvés les membres de « Joie de Vivre » résidents du lieu et ceux de « Foi et Lumière » communauté de Benet. J’ai eu la joie d’animer ce temps de rencontre, simple et fort à la fois.

Chantal qui travaille à la résidence accompagnait les Joie de Vivre : Jean-Luc, Jean, Claude, Alain, Marc, Freddy, Marie-Noëlle, Laurence, Jean-Noël. Elle les accompagne aussi avec Angelo au pèlerinage de Lourdes. Fabien, Éric, Paul-Victor, Laure, étaient accompagnés de leurs mamans et les amies de Foi et Lumière.

Nous avons commencé par nous présenter (dire notre prénom), en se reliant (nœud) avec notre voisin à l’aide d’un brin de laine. Ce geste signifiait que nous avons toujours besoin de l’autre, que chaque personne est importante.
Puis les résidents de Haute Roche nous ont dit leur joie de vivre chaque année pour la plupart, le pèlerinage à Lourdes. C’est pour eux quelque chose de très important, je dirais même d’obligatoire. Vivre ce temps avec la Sainte Vierge, aller à la grotte. Chantal leur accompagnatrice, nous a témoigné de sa surprise lorsqu’elle les a accompagnés la première fois. Elle a vu ces personnes autrement que dans leur quotidien, elle les a vues transformées, on peut dire heureuses.

Avec le groupe Foi et Lumière, nous avons fait mémoire de ce « grand Monsieur » qu’était Jean Vanier, qui nous a quitté fin mai. Cet homme qui a su s’abaisser au niveau des petits, ceux qui étaient mis en retrait. À la lumière de sa foi, et avec la force de l’Esprit, il a redonné la dignité à tous nos frères et sœurs porteurs d’un handicap. Avec l’Arche, il leur a redonné vie dans le monde entier. Catherine, une maman nous a lu la belle prière du mouvement Foi et Lumière. Odile, amie de Foi et Lumière, a témoigné de ce qu’elle a découvert au Pèlerinage à Lourdes, elle a vécu autre chose que ses pèlerinages précédents. En particulier la soirée des jeunes, où handicapés et bien portants partageaient danses et chants, ce fut un moment très fort.
Jean-Noël avait apporté sa petite statue de la Vierge de Lourdes, avec un petit cierge, et l’écharpe des Joie de Vivre. Avant de prier et chanter, nous avons déposé les brins de laine reliés tous ensemble au pied de la statue de Marie.

Nous avons partagé un goûter tous ensemble avant de nous séparer. Tout le monde était content de cette rencontre. Certainement une prochaine rencontre se fera chez les amis de Foi et Lumière, vers Benet.

Seigneur, je te rends grâce pour ce temps partagé. Nous avons vraiment vécu la joie de vivre cette rencontre à la Lumière de la Foi.
Merci à Angelo qui m’a demandé de le remplacer.

Jojo Vion

 

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Marche de fin d’année au collège St Joseph

Les élèves de St Joseph marchent pour connaître Sœur Emmanuelle

Par ce beau matin du lundi 17 juin, les 355 élèves volontaires du collège Saint Joseph et leurs accompagnateurs (professeurs, parents) se sont mis en marche à travers la campagne fontenaisienne, pour un temps fort qui devait clôturer leur année de pastorale.

Une première pause leur a permis de se rappeler les différents moments vécus durant cette année scolaire.

Puis tout en cheminant entre les champs de blé, ils ont découvert au fur et à mesure de leur pérégrination, 10 énigmes retraçant la vie et les œuvres de sœur Emmanuelle et de ses amis : sœur Sara et Jean Sage. Il faut dire que cette année, en animation pastorale, tous les élèves du collège ont appris à connaître Sœur Emmanuelle et ses actions.

Le pique-nique, partagé à Sérigné, fut un moment de pause où chacun s’est restauré et reposé.

C’est au cours de la célébration, animée par un groupe d’élèves, que le don collecté grâce au bol de riz a été remis à Maryse Rousseau et Joël Moreau, membres de l’association « Opération Orange de sœur Emmanuelle » en Vendée. Il sera intégralement reversé en Égypte, pour aider au financement d’une école dans le quartier de Mokhatam au Caire.

Puis le retour au collège, sous un soleil de plomb, s’est effectué dans la bonne humeur.

L’équipe d’animation pastorale du Collège

 

Fêter un jubilé en EHPAD

De même que les couples et les familles aiment fêter 25, 50, 70 ans… de mariage, les religieuses aiment célébrer leurs anniversaires d’engagement dans la vie religieuse. Ce sont donc 60, 70 et 75 ans de vie religieuse que les sœurs de l’EHPAD Union Chrétienne de Fontenay-le-Comte ont fêté ce vendredi 24 mai. Messe d’action de grâce et repas festif ont réuni les sœurs de l’EHPAD et les autres résidents ainsi que les sœurs de la communauté voisine qui leur rendent souvent visite. Pour la circonstance les sœurs avaient repris leur foulard fuchsia, clin d’œil à l’année jubilaire du bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs.

L’équipe du Service Évangélique des Malades (SEM) et l’abbé Jean-Claude Michaud avaient soigneusement préparé la messe avec quelques délicates attentions pour les jubilaires : à l’appel de leur nom une rose déposée sur l’autel, symbole de l’offrande de chacune et un bref rappel de ce que fut leur vie active agrémenté de souvenirs personnels car ces quatre sœurs-là et l’abbé Michaud c’est une vieille histoire de fontenaisiens. Quarante-et-un ans à l’accueil de la clinique Union Chrétienne pour sœur Marie-Alexandre, cette clinique devenue EHPAD où elle se trouve à nouveau ; toute une vie à l’accueil et au service du secrétariat du lycée Notre-Dame de Fontenay pour sœur Marie, ou à l’école maternelle pour l’autre sœur Marie, et puis les souvenirs d’enfance et de voisinage avec sœur Jacqueline.

Une belle assemblée de prière avec les autres résidents de l’EHPAD dans un climat de joie paisible qui se lisait sur les visages. A la fin de la messe l’abbé Michaud a donné la parole aux sœurs  jubilaires. Chacune, avec ses mots, a exprimé un merci, une action de grâce, une joie. L’une d’elle, trop émue n’a pu dire ce qu’elle avait préparé, c’est Marie-Thérèse, de l’équipe du SEM qui l’a lu : je veux remercier le Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné. Merci pour tout ce que j’ai reçu, passé, présent… L’abbé Michaud a terminé en donnant rendez-vous dans cinq ans, pour 75 et 80 ans de vie religieuse. Certaines semblaient avoir des doutes…

La fête s’est poursuivie autour de la table, avec les autres résidents de l’EHPAD : la fête c’est aussi pour eux, et cela faisait une belle tablée inhabituelle. Repas de circonstance pour lequel la direction et le personnel n’ont pas hésité à accueillir toutes les sœurs de la communauté voisine. Les jubilaires ont été choyées et le personnel a manifesté beaucoup d’attention et de délicatesse à l’égard de tous.

J’ai été touchée par la joie et la sérénité des sœurs et en particulier de sœur Marie-Alexandre (ma voisine de table), 96 ans, malgré sa quasi-cécité et son corps usé, pourtant sereinement et avec humour elle doutait d’être encore là dans cinq ans.

Merci à vous mes sœurs qui dans cette étape de la vie donnez un si beau témoignage, simple et sans bruit, juste comme une fleur épanouie et rayonnante. Aujourd’hui encore, au milieu des laïcs, résidents et personnel, vous continuez à être témoins de la joie d’une vie consacrée à Jésus-Christ.

Sœur Emmanuelle

Pèlerinage pour les vocations

Ce pèlerinage pour les vocations, une première pour les cinq diocèses de l’Ouest, à l’initiative de leurs évêques. Une journée pour rendre grâce pour le OUI donné, pour prier afin que chacun réponde librement à sa vocation et que les familles soient le terreau où germeront de nouvelles vocations.

Rendez-vous était donné ce 1er mai à St Laurent-sur-Sèvre, un des hauts lieux spirituels de l’Ouest, avec pour thème de la journée une phrase de St Louis-Marie Grignion de Montfort : « qu’on me fasse un chemin nouveau pour aller à Jésus-Christ ».

Pas de pèlerinage sans marche. C’est donc ainsi qu’a commencé la journée pour un grand nombre de pèlerins. Au départ de Treize-Vents, pour les vendéens, et après la prière de Tierce, les pèlerins ont marché jusqu’à St Laurent au rythme des Ave Maria et des chants mais aussi avec quelques espaces de conversation libre. A peine 2 heures de marche et c’est l’arrivée au Lycée St Gabriel où convergent les cinq chemins des diocèses, accueil par un apéritif géant, joie de se retrouver.

Le pique-nique dans le parc du Lycée St Gabriel fut un joyeux rassemblement : des chemins qui s’étaient éloignés après un bout ensemble et qui, à cette occasion se croisent à nouveau. Des vocations qui se sont épanouies, confirmées au fil des années, des engagements approfondis. Joie de se retrouver. Le pique-nique, ainsi que la messe de clôture, deux moments qui ont rassemblé tous les pèlerins, de tous âges et de toutes provenances. Un temps de louange animé par Steven Riche et son groupe de musiciens a fait la transition entre le repas et les activités de l’après midi.

Après déjeuner un grand nombre d’ateliers étaient proposés pour les enfants, les jeunes, les adultes, avec diverses approches des vocations et de leur accompagnement ainsi qu’une conférence de Mgr Le Saux (évêque du Mans) sur « l’appel à suivre le Christ » et pour qui « il n’y a pas de crise des vocations mais une crise de la vie chrétienne ».

Dernier temps fort de la journée, la messe de clôture à la basilique soudain devenue trop petite pour accueillir les quelques 1 500 pèlerins. Action de grâce pour cette belle journée, prière pour les vocations mais aussi, sur une suggestion de Mgr Delmas dans son mot d’accueil, un merci reconnaissant et fraternel aux prêtres, que l’assemblée a spontanément exprimé par une salve d’applaudissements. Beaucoup d’émotion dans ces longs applaudissements, expression d’amitié, de reconnaissance, de fraternité pour les prêtres en ces temps troublés. Enfin je ne saurais oublier l’animation de la messe par la chorale « Haut les Chœurs » des étudiants de l’ICES.

Magnifique journée, parfaitement organisée, pour laquelle on n’en finit pas de dire MERCI, au cœur de notre unique vocation de baptisés, dans la complémentarité de nos vocations personnelles vécues en Église. Puisse-t-elle susciter de nouvelles vocations dans nos Églises diocésaines.

Sœur Emmanuelle

Notre Dame… « Et en 3 jours… »

Quel commencement étrange pour cette semaine sainte… L’Histoire retiendra l’événement : au lundi saint 15 avril de l’an de grâce 2019, la cathédrale Notre Dame de Paris a subi un incendie qu’aucun tumulte des siècles passés n’avait pu lui infliger.
Émotion .. et prière des catholiques, stupeur des croyants, tristesse planétaire, unité dans ce qui nous touche tous symboliquement, au sens fort. Ce lundi, dans la nuit, une cloche de Notre Dame de Fontenay a sonné : solidarité dans un édifice jadis détruit par les flammes, et reconstruit. Des femmes bien différentes se retrouvent pour prier. Notre Dame nous rassemble.

Étrange coïncidence : au moment où le feu se propageait en la cathédrale de Paris, dans celle de Luçon, Mgr Jacolin présidait sa première messe chrismale dans notre diocèse : célébration au cours de laquelle il bénit les huiles, signes que le Christ soutient les personnes malades, fortifie les futurs baptisés, imprègne d’Esprit-Saint les baptisés, confirmés, ordonnés.

Au moment de la construction de Notre Dame, à quelques centaines de kilomètres, un certain François, prénommé ainsi par amour de la France, entendait le Christ en croix : « Va, répare mon Église. » Le jeune homme d’Assise crut un moment qu’il fallait reconstruire le bâtiment. Il discernera que l’œuvre était plus fondamentale encore. Il s’agit bien de réformer en profondeur l’Église, la communauté des fidèles, appelée à retourner avec joie et simplicité à l’Évangile.

Bien sûr, il n’est pas question de ne pas rebâtir Notre Dame. Des plus fortunés se proposent de faire des dons à la hauteur de leur patrimoine ; Mgr de Synety,, vicaire général à Paris saluait les donateurs plus modestes qui viendront. Nous pouvons espérer que sur d’autres causes justes, la solidarité réunira grandes fortunes et petites pensions. Ce qui s’exprime sur toute la planète en ces heures dévoile combien le Beau fait encore sens et soutient la vie de tant de gens aux croyances diverses. En cet élan, des élus trouveront une motivation supplémentaire à restaurer le patrimoine religieux qui ouvre à plus grand que nous aussi dans nos communes.

En cette année 2019, c’est pourtant bien notre Église qui est en feu, appelée sous la houlette du pape .. François.. à vivre une conversion pastorale et missionnaire pour lutter contre tout abus et renouveler la joie de vivre et de proposer l’Évangile ! Des chrétiens partagent et s’investissent : réparons l’Église

Au cœur de la semaine sainte, je n’oublie pas ce que Jésus avait dit à son auditoire abasourdi devant le Temple de Jérusalem construit en 46 ans. « Détruisez ce temple, en 3 jours, je le relèverai » ( Jean 2, 19) Et l’évangéliste de préciser, il parlait du sanctuaire de son corps », corps livré dans chaque messe, et spécialement ce jeudi saint où nous nous recevons comme corps du Christ.
Cette semaine, c’est le Christ vivant que nous célébrons, pierre rejetée par les bâtisseurs, devenue pierre d’angle.. c’est en Christ ressuscité que nous pouvons nous reconstruire.

En cette nuit de lundi, les soldats du feu ont veillé pour éviter l’effondrement de Notre Dame. Merci à eux !
Samedi soir, nous veillerons pour laisser le feu de l’amour divin nous embraser. Rendons grâce au Christ sauveur !
Feu tantôt destructeur, feu au contraire suscitant la foi de nouveau… dans une Église qui fait communion et témoigne d’une espérance qui ne s’éteint jamais !

François Bidaud
Curé de la paroisse St Hilaire de Fontenay

Journée « Portes ouvertes » au Secours Catholique

Chaleureuse atmosphère, ce samedi matin 2 mars, rue de Genève : le Secours Catholique organise sa traditionnelle journée « Portes ouvertes ». Deux nouveautés cette année : un déstockage de vêtements à la boutique solidaire et un atelier de démonstrations de travaux manuels par l’équipe de convivialité.

Cette journée, si elle a pour but de nous faire connaître, est aussi une occasion pour les bénévoles de vivre un grand moment de fraternité, en amont d’abord, pour la préparation de l’événement, puis ce samedi pour accueillir nos visiteurs.

Ceux-ci, venus nombreux tout au long de la journée, ont pu mesurer l’engagement des un(e)s et des autres dans les différentes activités proposées à Fontenay-le-Comte : accueil, écoute, aides financières et accompagnement, ateliers de convivialité, boutique solidaire, accueil de familles pour les vacances, solidarité internationale avec le réseau Caritas Internationalis…

Bénévoles, anciennes bénévoles, familles et amis, visiteurs d’un jour ou plus réguliers, anciens bénéficiaires… se sont retrouvés dans une joyeuse ambiance dans les différentes salles et en particulier autour de boissons fraîches ou chaudes et pour partager les nombreux gâteaux faits maison.

Une journée qui aura démontré les trois valeurs du Secours Catholique, réaffirmées dans son Projet de Délégation à 5 ans : confiance, engagement, fraternité. Elle laissera un grand souvenir dans le cœur de chacun.

Eric Sesboüe

Des abus… Désabusé ?

L’actualité s’enchaîne et pour les cathos, les abus se dévoilent plus glauques les uns que les autres : abus de pouvoir, abus de conscience, abus sur mineurs, abus sur des religieuses, …
Comment réagir face à cette déferlante qui a tout d’un tsunami : tout pourrait être emporté, et nous avec, sur son passage.
Certes, pour un début de carême, nous sommes servis. Pour certains, la coupe est pleine. Ils partiraient sans faire de bruit, ou en claquant la porte, tant la colère est forte.
Face à de tels abus, je comprends que certains puissent être désabusés.
Comment se fait-il que je ne le suis pas encore ?

Il se trouve que mon ministère met en relation avec des personnes victimes. En essayant d’écouter leur souffrance, de comprendre la béance vive de leurs blessures, j’estime que l’épreuve que nous avons à traverser est bien moindre que celle qu’ils ont encore à endurer. J’accepte un peu mieux qu’il faille en passer par là pour que la vérité se fasse, si c’est encore possible. Ce que nous avons à souffrir est, pour moi, bien moindre que ce qu’ils ont toujours à traverser.

Après la phase de sidération devant l’innommable, voilà que des questions émergent ; : comment en sommes-nous arrivés là ? Est-ce l’Église qui est intrinsèquement pervertie ? A qui se fier ?
Je côtoie des chrétiens engagés fidèlement pour que les plus fragiles soient respectés dans leur dignité. Je reconnais alors la force toujours dérangeante de l’Evangile transmis depuis près de 2000 ans par l’Église.
Je m’étonne et m’émerveille que des enfants, des adultes découvrent la foi et viennent sonner à notre porte. Fécondité bouleversante, fragile mais présente de l’Evangile dans le cœur de ces personnes.

C’est justement le moment de revenir au cœur, de se convertir, de se tourner vers Jésus, de crier notre détresse, tel les disciples effrayés par les vagues submergeant la barque : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » croyant que Jésus dort, indifférent.. « Où est votre foi ? » interroge Celui dont la parole calme les flots en furie.

Se convertir, se tourner vers lui, Le reconnaître en ceux qui ont été abusés..
Et tout faire, prendre les décisions claires, pour que notre maison soit plus sûre.
Non pas subir ces révélations, ni même les regretter, encore moins accuser les médias de mettre au jour nos inconsistances les plus scandaleuses, mais agir avec ténacité, humilité,
Le laisser débusquer et guérir mes propres incohérences, Le suivre vers la Passion pour ressusciter avec Lui…

C’est le moment d’espérer, de cultiver cette vertu qui donne à croire que le véritable Amour plein qui nous attend au-delà de cette rive terrestre, se donne déjà au cœur de nos vies tempétueuses mais dignes d’être sauvées, grâce à Dieu..

François Bidaud

Engagement des chrétiens contre la pédophilie dans l’Eglise

La réflexion engagée en novembre 2018 à partir de l’invitation du Pape François dans sa Lettre d’août 2018 se poursuit (cf. billet du 4 janvier).

Après une première rencontre le 6 décembre 2018 qui a réuni une quarantaine de personnes, et une deuxième rencontre le 10 janvier 2019 avec une trentaine de personnes, nous sommes en mesure de vous communiquer les deux synthèses de ces rencontres. Vous les trouverez sur le site de la paroisse. Une troisième rencontre vous est proposée, ouverte à tous, pour envisager quelle suite peut être donnée, et selon quelles modalités ?

Elle aura lieu le mercredi 13 mars de 18 h à 20 h salle Saint Nicolas
Maison Paroissiale de Fontenay le Comte.

Cette réflexion a été menée avec humilité, sincérité, et espérance !
N’hésitez pas à vous joindre à ceux qui l’ont commencée…
Et répondez ainsi à la demande du Pape François, qui appelle chaque baptisé à s’engager pour la transformation ecclésiale et sociale de l’Église.

L’équipe de pilotage

La St Vincent de 2019

La Saint Vincent de l’Orbrie fut un moment fort du relais avec une belle célébration eucharistique présidée par le Père Michaud, une église pleine, plus de place assise disponible, une chorale bien présente qui soutenait l’assemblée.

Saint Vincent, dont une statue se trouve dans l’église à droite de l’autel, et une autre depuis peu sur la place de l’église, fut un diacre du 3ème siècle mort martyrisé arrêté à Valence, on lui ordonna d’adorer l’Empereur, il refusa. En conséquence, il fut torturé pour en faire un exemple. Son martyre fut long et douloureux, il subit l’écartèlement, des lacérations, des brûlures et sans doute bien d’autres maux plus horribles, les uns que les autres… il est de plus le patron des vignerons ! ce qui est important pour tous ceux qui travaillent autour des vignes.

A la sortie de la messe le fameux chant de la St Vincent « Honneur et gloire à Saint Vincent Bénissons sa mémoire, au ciel il est puissant ! » fut puissamment chanté par toute l’assemblée. Quelle belle expression de la dévotion à notre saint patron !

Cette fête se poursuivit à la salle municipale autour d’un verre de l’amitié avec un repas bien copieux servi par les membres du relais à plus de 180 personnes. C’est la première fois que nous avons la chance de pouvoir y participer, quelle belle ambiance, des animations se succèdent : chorale de séniors, de très jeunes enfants, accordéon par une jeune, puis chants et enfin la bourriche qui cette année proposait une trentaine de bouteilles de vin de l’Orbrie offertes par les 12 vignerons de l’Orbrie pour la Saint Vincent ! Ce dimanche où la liturgie nous faisait méditer sur Cana et le vin qui devient meilleur quand le Christ intervient, à l’Orbrie on met à l’honneur le vin fruit du travail des hommes. Quelle belle occasion de fêter les merveilles du Seigneur !

Cette fête préparée avec grand cœur par le relais paroissial de l’Orbrie fut pour nous l’occasion de mieux connaître cette solidarité qui dans le monde d’aujourd’hui a tendance à se perdre et dont il faut raviver les braises de la chaleur de l’amitié autour d’une célébration et d’un repas fraternel.

Il ne faut pas grand-chose pour que les liens se tissent permettant à chacun de vivre une charité et une attention qui touche les cœurs. Il y avait beaucoup de merveilles ! des contacts pris qui se prolongeront certainement. Merci à tous ceux qui étaient présents, en n’oubliant pas ceux qui ne pouvaient se déplacer.

Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu participer à ce moment fort de notre relais, si important pour la vie de notre communauté paroissiale.

Marie Gabrielle et Emmanuel Ménager