Journée « Portes ouvertes » au Secours Catholique

Chaleureuse atmosphère, ce samedi matin 2 mars, rue de Genève : le Secours Catholique organise sa traditionnelle journée « Portes ouvertes ». Deux nouveautés cette année : un déstockage de vêtements à la boutique solidaire et un atelier de démonstrations de travaux manuels par l’équipe de convivialité.

Cette journée, si elle a pour but de nous faire connaître, est aussi une occasion pour les bénévoles de vivre un grand moment de fraternité, en amont d’abord, pour la préparation de l’événement, puis ce samedi pour accueillir nos visiteurs.

Ceux-ci, venus nombreux tout au long de la journée, ont pu mesurer l’engagement des un(e)s et des autres dans les différentes activités proposées à Fontenay-le-Comte : accueil, écoute, aides financières et accompagnement, ateliers de convivialité, boutique solidaire, accueil de familles pour les vacances, solidarité internationale avec le réseau Caritas Internationalis…

Bénévoles, anciennes bénévoles, familles et amis, visiteurs d’un jour ou plus réguliers, anciens bénéficiaires… se sont retrouvés dans une joyeuse ambiance dans les différentes salles et en particulier autour de boissons fraîches ou chaudes et pour partager les nombreux gâteaux faits maison.

Une journée qui aura démontré les trois valeurs du Secours Catholique, réaffirmées dans son Projet de Délégation à 5 ans : confiance, engagement, fraternité. Elle laissera un grand souvenir dans le cœur de chacun.

Eric Sesboüe

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Des abus… Désabusé ?

L’actualité s’enchaîne et pour les cathos, les abus se dévoilent plus glauques les uns que les autres : abus de pouvoir, abus de conscience, abus sur mineurs, abus sur des religieuses, …
Comment réagir face à cette déferlante qui a tout d’un tsunami : tout pourrait être emporté, et nous avec, sur son passage.
Certes, pour un début de carême, nous sommes servis. Pour certains, la coupe est pleine. Ils partiraient sans faire de bruit, ou en claquant la porte, tant la colère est forte.
Face à de tels abus, je comprends que certains puissent être désabusés.
Comment se fait-il que je ne le suis pas encore ?

Il se trouve que mon ministère met en relation avec des personnes victimes. En essayant d’écouter leur souffrance, de comprendre la béance vive de leurs blessures, j’estime que l’épreuve que nous avons à traverser est bien moindre que celle qu’ils ont encore à endurer. J’accepte un peu mieux qu’il faille en passer par là pour que la vérité se fasse, si c’est encore possible. Ce que nous avons à souffrir est, pour moi, bien moindre que ce qu’ils ont toujours à traverser.

Après la phase de sidération devant l’innommable, voilà que des questions émergent ; : comment en sommes-nous arrivés là ? Est-ce l’Église qui est intrinsèquement pervertie ? A qui se fier ?
Je côtoie des chrétiens engagés fidèlement pour que les plus fragiles soient respectés dans leur dignité. Je reconnais alors la force toujours dérangeante de l’Evangile transmis depuis près de 2000 ans par l’Église.
Je m’étonne et m’émerveille que des enfants, des adultes découvrent la foi et viennent sonner à notre porte. Fécondité bouleversante, fragile mais présente de l’Evangile dans le cœur de ces personnes.

C’est justement le moment de revenir au cœur, de se convertir, de se tourner vers Jésus, de crier notre détresse, tel les disciples effrayés par les vagues submergeant la barque : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » croyant que Jésus dort, indifférent.. « Où est votre foi ? » interroge Celui dont la parole calme les flots en furie.

Se convertir, se tourner vers lui, Le reconnaître en ceux qui ont été abusés..
Et tout faire, prendre les décisions claires, pour que notre maison soit plus sûre.
Non pas subir ces révélations, ni même les regretter, encore moins accuser les médias de mettre au jour nos inconsistances les plus scandaleuses, mais agir avec ténacité, humilité,
Le laisser débusquer et guérir mes propres incohérences, Le suivre vers la Passion pour ressusciter avec Lui…

C’est le moment d’espérer, de cultiver cette vertu qui donne à croire que le véritable Amour plein qui nous attend au-delà de cette rive terrestre, se donne déjà au cœur de nos vies tempétueuses mais dignes d’être sauvées, grâce à Dieu..

François Bidaud

Engagement des chrétiens contre la pédophilie dans l’Eglise

La réflexion engagée en novembre 2018 à partir de l’invitation du Pape François dans sa Lettre d’août 2018 se poursuit (cf. billet du 4 janvier).

Après une première rencontre le 6 décembre 2018 qui a réuni une quarantaine de personnes, et une deuxième rencontre le 10 janvier 2019 avec une trentaine de personnes, nous sommes en mesure de vous communiquer les deux synthèses de ces rencontres. Vous les trouverez sur le site de la paroisse. Une troisième rencontre vous est proposée, ouverte à tous, pour envisager quelle suite peut être donnée, et selon quelles modalités ?

Elle aura lieu le mercredi 13 mars de 18 h à 20 h salle Saint Nicolas
Maison Paroissiale de Fontenay le Comte.

Cette réflexion a été menée avec humilité, sincérité, et espérance !
N’hésitez pas à vous joindre à ceux qui l’ont commencée…
Et répondez ainsi à la demande du Pape François, qui appelle chaque baptisé à s’engager pour la transformation ecclésiale et sociale de l’Église.

L’équipe de pilotage

La St Vincent de 2019

La Saint Vincent de l’Orbrie fut un moment fort du relais avec une belle célébration eucharistique présidée par le Père Michaud, une église pleine, plus de place assise disponible, une chorale bien présente qui soutenait l’assemblée.

Saint Vincent, dont une statue se trouve dans l’église à droite de l’autel, et une autre depuis peu sur la place de l’église, fut un diacre du 3ème siècle mort martyrisé arrêté à Valence, on lui ordonna d’adorer l’Empereur, il refusa. En conséquence, il fut torturé pour en faire un exemple. Son martyre fut long et douloureux, il subit l’écartèlement, des lacérations, des brûlures et sans doute bien d’autres maux plus horribles, les uns que les autres… il est de plus le patron des vignerons ! ce qui est important pour tous ceux qui travaillent autour des vignes.

A la sortie de la messe le fameux chant de la St Vincent « Honneur et gloire à Saint Vincent Bénissons sa mémoire, au ciel il est puissant ! » fut puissamment chanté par toute l’assemblée. Quelle belle expression de la dévotion à notre saint patron !

Cette fête se poursuivit à la salle municipale autour d’un verre de l’amitié avec un repas bien copieux servi par les membres du relais à plus de 180 personnes. C’est la première fois que nous avons la chance de pouvoir y participer, quelle belle ambiance, des animations se succèdent : chorale de séniors, de très jeunes enfants, accordéon par une jeune, puis chants et enfin la bourriche qui cette année proposait une trentaine de bouteilles de vin de l’Orbrie offertes par les 12 vignerons de l’Orbrie pour la Saint Vincent ! Ce dimanche où la liturgie nous faisait méditer sur Cana et le vin qui devient meilleur quand le Christ intervient, à l’Orbrie on met à l’honneur le vin fruit du travail des hommes. Quelle belle occasion de fêter les merveilles du Seigneur !

Cette fête préparée avec grand cœur par le relais paroissial de l’Orbrie fut pour nous l’occasion de mieux connaître cette solidarité qui dans le monde d’aujourd’hui a tendance à se perdre et dont il faut raviver les braises de la chaleur de l’amitié autour d’une célébration et d’un repas fraternel.

Il ne faut pas grand-chose pour que les liens se tissent permettant à chacun de vivre une charité et une attention qui touche les cœurs. Il y avait beaucoup de merveilles ! des contacts pris qui se prolongeront certainement. Merci à tous ceux qui étaient présents, en n’oubliant pas ceux qui ne pouvaient se déplacer.

Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu participer à ce moment fort de notre relais, si important pour la vie de notre communauté paroissiale.

Marie Gabrielle et Emmanuel Ménager

 

De la jalousie à la louange

Tel était le thème de ce week-end « cinéma et spiritualité » qui a lieu tous les ans à cette époque au Centre spirituel de Chaillé-les-Marais pas très loin de chez nous.

Cinq films « grand public » ont été visionnés du vendredi soir au dimanche après midi ; cinq rencontres débats en petits groupes pour décrypter les postures des personnages et leurs cheminements jusqu’à la brèche qui délivrera de l’enfermement.

L’apport du psychanalyste Jacky Bodelin qui vient de Dijon chaque année pour vivre ce temps fort est à la fois déroutant et vivifiant. De film en film, c’est chaque fois le même message : le pire des esclavages est celui que nous nous infligeons quand nous refusons d’être « originés » en Dieu, quand nous sommes dans le refus du « laisse-toi Aimer », quand nous voulons tout maitriser. La vraie Vie, celle reçue de Dieu, est au bout du chemin. Loin de la morale et des commandements, c’est une proposition qui nous est faite d’accepter que Dieu nous poursuive.

Quelles que soient nos histoires, elles ne sont pas réductibles aux événements douloureux ; Dieu passe par des chemins qui ne sont pas toujours propres, par le secret de famille inavouable, par le jeune exclu, l’artiste insupportable, l’enfant mort, la fille délaissée. Mais Dieu est là.

Reconnaitre la vraie jalousie qui obscurcit notre horizon, reconnaitre sa présence en chacun de nous qui sommes des êtres de relation est la voie qui ouvre à l’Amour.

Deux jours intenses à vivre chaque premier week-end de février pour tous ceux qui aiment le cinéma. Il y aurait tellement à dire ; c’est à vivre ! chacun en repart avec ce qui lui est bon !

Dominique Georges-Pinet

 

Assemblée générale du Secours Catholique

En ce lundi 14 janvier 2019, une quarantaine de personnes sont venues rue de Genève, assister au compte-rendu des différentes activités de l’équipe du Secours Catholique de Fontenay-le-Comte.

Ce fut un exposé de résultats très encourageants pour cette année passée tant sur le fond, avec l’accueil-café, les 3 A (Accueil, Aide et Accompagnement), l’atelier de convivialité, la Boutique solidaire et les vacances-familles, que sur la forme. Une meilleure gestion dans tous les domaines porte ses résultats.

Réalisation de l’atelier convivialité

Les projets pour l’année à venir sont annoncés dans une même perspective : aller à la découverte des talents de chacun et les faire fructifier en développant une confiance solide en soi et en les autres.
Notre curé-doyen, François Bidaud nous fait part de son souhait de réunir le 6 juin prochain huit associations catholiques dans le but de mieux agir ensemble face à la pauvreté et à l’isolement.
Notre directeur diocésain, François Soulard, nous rassure tous en annonçant qu’Eric Sesboüé accepte de renouveler sa mission de responsable pour les 3 années à venir…

Après deux heures partagées entre exposés et dialogues dans une ambiance détendue, la rencontre s’est achevée non pas avec la traditionnelle galette des Rois mais avec le Fraternel, gâteau concocté en exclusivité pour le Secours Catholique par le chef Damien.

Dominique Paluel-Marmont

C’est Noël, les taulards !

Il y a quelques jours Sœur Isabelle rédigeait ici un billet sur la messe de Noël à la maison d’arrêt de Fontenay, présidée par Mgr Jacolin, évêque de Luçon.
Cette messe avait été précédée de temps d’échange avec l’équipe d’aumônerie sur le thème des surprises : surprises en écoutant l’évangile de la Nativité, surprises de Dieu dans nos vies.
Par les deux textes ci-dessous ils nous transmettent leurs surprises.
Et l’un des détenus crie à ses compagnons « C’est Noël, les taulards« , poème de sa composition.

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Les surprises que Dieu fait aux hommes en venant dans le monde

Les surprises que nous avons partagées… après la lecture de cet évangile :

– Surpris d’un Dieu qui se fait petit enfant : un enfant du pays… proche de nous en fait…
– Surpris… car souvent Dieu on le pense puissant… et là Dieu se fait petit enfant… fragile…
– Surpris qu’il n’y ait pas de place pour Marie à l’auberge… et qu’il naisse dans une mangeoire
– Et oui Jésus n’est pas né dans un hôtel 4 étoiles !
– Ce ne sont pas des hauts personnages qui l’annoncent mais de simples bergers… de simples gens…
– Est-ce qu’il veut nous dire qu’il vient pour les petites gens ?
– Il vient dans le peuple… « peuple de Dieu » c’est l’Église comme maison du peuple…

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Les surprises que Dieu fait dans nos vies…

« De voir s’arrêter les souffrances de ma mère »
« Lors de la naissance de mes trois enfants »

Les surprises de Dieu dans nos vies

« L’espoir de ne plus faire les mêmes erreurs… de tirer le meilleur du négatif en positif »
« Dans la maladie je sens toujours une poussée… qui me ramène à la vie »
« Ma sortie la veille de Noël… ! »
« Quand je suis aimé par ma famille… quand le respect, la joie, l’humanitaire sont au rendez-vous »
« Dans les rencontres dans leur diversité… dans l’épaisseur de la vie des gens tout simplement »
« « Tu n’es pas que malade… » m’a-t-on écrit au creux de la maladie ! » (Message reçu d’une personne détenue)
« Oui nous sommes détenus… mais notre « personne intérieure » n’est pas incarcérée… c’est notre survie »
« Quand je vois les gens heureux »
« Être acteur de Noël à travers la joie, le partage… une permission »
« Quand je suis reconnu malgré ma petite taille… car souvent perçue comme faiblesse »
« Le respect quand il est mutuel… sinon il produit de la colère »

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Inspiration du matin…

L’art de la poésie, consiste en une suggestion d’émotions, de sensations…

L’esprit ouvert et les sens en éveil, l’alchimie incantatrice des mots, nous transporte…

Le texte revêt ainsi les couleurs de l’arc-en-ciel, inondant l’horizon de sa plus belle parure. Le ciel est en fête. Éclats de couleurs invitant à l’espérance.
Simplement lever les yeux. Le monde devient hospitalier.

Puis tout disparaît pour mieux renaître !

Nous sommes comme l’arc-en-ciel. Une illusion bercée par le mystère de la vie.
Être au lieu de paraître.
Dogmes et certitudes s’évanouissent. La houle de nos épreuves nous renforce.
L’Homme cherche le chemin de l’arc-en-ciel, quelquefois dans le vin pour accéder au Divin.

Ouvrir son cœur avec la clé du bonheur.
Inviter l’Autre dans notre imparfait quotidien.

Le jour devient nuit. Une de plus. Rien de moins.
Faire de chaque jour, un jour de fête. Resplendir comme l’arc-en-ciel.

C’est Noël les taulards. Nos corps sont prisonniers mais nos esprits libres.
Noël est l’arc-en-ciel. Une poésie. Une ode à la vie.

C’est la discussion que j’ai eue cette nuit avec le Christ et le Père Noël…

Point de cadeaux ce matin au pied du sapin.
Point de rire et de joie.
Vos parents. Vos enfants. Vos compagnes. Vos amis vous manquent. À moi aussi.

Alors, si vous êtes d’accord, levons nos yeux vers l’arc-en-ciel.
Juste quelques secondes ou pour l’éternité. Le Christ est né.

Joyeux Noël les taulards.
Transperçons du glaive de la solidarité ces murs gris.
C’est le moyen pour monter dans le traîneau de l’homme en rouge.
Puis disparaître pour mieux renaître.
Le temps n’existe pas…

Noël en prison… Pâques en détention… Ou pas… Amen.

Olivier

 

Concert de l’Épiphanie

Le dimanche 6 Janvier 2019 après midi, c’était le traditionnel concert de l’Épiphanie à l’église de Pissotte. Celui-ci était organisé par l’Association des Amis du Patrimoine religieux de la Paroisse de Fontenay ,en partenariat avec la Municipalité de Pissotte et en collaboration avec les membres du Relais paroissial.

Cette année, la chorale « La Caldarane » est venue de Pouzauges pour interpréter des chants sacrés et profanes. Le chef de chœur, Monsieur Michel ARNAUD, a su créer une ambiance chaleureuse et associer les voix du public au répertoire des 60 choristes accompagnés d’un pianiste. Les voix des solistes ont été particulièrement appréciées par le public venu nombreux à cette occasion.

Après le concert, nous avons été tous invités, la chorale et le public à partager la galette des Rois ainsi que le verre de l’amitié à la salle des fêtes de Pissotte.

Merci à chacune et à chacun pour votre présence à ce concert. Merci à la chorale « La Caldarane » et Merci à tous ceux qui ont participé à l’organisation pour le bon déroulement de ce concert.

A l’année prochaine !

Martine Meunier

Lourdes Cancer Espérance, témoignages

Deux témoignages de pèlerinages à Lourdes avec Lourdes Cancer Espérance  (LCE)

C’était mon premier pèlerinage LCE, encouragée par Marie-Paule pour venir partager une semaine avec cette grande famille de pèlerins.
J’ai vécu une semaine riche de rencontres, de partages et d’échanges. Une rencontre m’a particulièrement marquée, celle avec un pèlerin des Hauts de France : un soir, à la basilique St Pie X, alors qu’on écoutait un chant à Marie (Marche avec nous Marie), il me prend la main et me confie que son épouse malade décède dans ses bras un soir pendant qu’il chantait ce même chant. Ce soir-là, nous avons partagé nos larmes et nos prières.
Marie me donne la force et le courage pour affronter les difficultés et les moments de doute.
Merci à Marie-Paule et à tous ceux et celles avec qui j’ai partagé de merveilleux moments. Elle avait raison quand elle disait que ce pèlerinage était celui du sourire et de la convivialité.

Marie-Odile

 

Sacrement de l’onction des malades

Cette année était pour moi mon deuxième pèlerinage. Je partais perturbée car je pensais beaucoup à ma maman qui nous a quittés en début d’année. Et il y avait aussi mon examen de contrôle juste après le pélé… Comme l’an dernier j’avais fait une récidive et tout l’hiver j’avais dû être en chimio, j’avais peur que tout recommence à nouveau.
Mais une fois à Lourdes, j’étais beaucoup plus sereine, les visites à la grotte, le chapelet, les célébrations à la basilique et le vendredi où j’ai reçu le sacrement de l’onction des malades, accompagnée de mes deux marraines, ce fut un moment très intense et apaisant. J’ai eu le sentiment d’être libérée de tout ce poids que je portais en moi. Je suis revenue apaisée et sereine.
Pour mon contrôle qui était la semaine suivante, tout était normal ! Nouveau contrôle dans six mois au lieu de trois m’a dit l’oncologue. Super nouvelle. Merci Notre-Dame de Lourdes ! Et au début du mois d’octobre, autre merveilleuse nouvelle, nous étions mamie et papi pour la première fois.

Josette

Ensemble, lutter contre la pédophilie

L’Église tout entière, le diocèse de Luçon en particulier pour nous, traversent un temps difficile. La sidération d’abord, le doute, la honte, la révolte, la colère s’emparent de chacun. Au-delà de ces premières réactions, des questions se posent… que faire ?

Le 20 août 2018 le Pape François publie sa lettre au peuple de Dieu. Il aborde sans tabou le drame de la pédophilie dans l’Église, et l’immense responsabilité de l’institution dans le traitement apporté, protection de l’Église au détriment des victimes. Notre évêque Mgr Jacolin a également réagi aux révélations concernant le diocèse de Luçon.

Ces deux lettres interpellent chaque chrétien. Au-delà de la prière et du jeûne, que pouvons-nous faire ?

A l’initiative de quelques personnes une première rencontre a eu lieu fin novembre afin de réfléchir sur des suites possibles à donner. Puis le 6 décembre, une première soirée a rassemblé une quarantaine de personnes à la Maison Paroissiale de Fontenay. L’objectif était de permettre à chacun de s’exprimer librement sur le sujet, dans des groupes de neuf ou dix, quelle que soit sa situation, victimes ou proches, prêtres ou laïcs…

Ce jeudi 3 janvier quelques personnes se sont retrouvées pour faire remonter l’expression des groupes, dans l’anonymat bien sûr. Expression riche, parole libérée, émotion, souffrance, critique… Dans un climat d’écoute et de respect.

Mais comment en rester là ? Déjà une soirée est programmée le jeudi 10 Janvier, à 18 h, salle St Nicolas à la Maison Paroissiale, une soirée ouverte à tous ceux que cela intéresse, afin de définir, ensemble, ce qui pourrait suivre… comment aider à ce que la vérité se fasse ? Comment lutter contre la pédophilie (par l’éducation des enfants) ?  Qu’est ce que le cléricalisme ?… des pistes parmi d’autres sans doute.

Ensemble nous aiderons peut-être à une meilleure prise de conscience de tous, nous contribuerons à des changements souhaités dans « l’Institution Église » avec l’aide du Saint Esprit !

 Marie-France Dauce